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Équateur

Équateur: les deux militantes LGBT+ les plus connues vont se marier

En juillet, la militante équatorienne pour les droits LGBT+ Pamela Troya a obtenu l'autorisation de l’État civil de San Blas d'épouser sa compagne.
En juillet, la militante équatorienne pour les droits LGBT+ Pamela Troya a obtenu l'autorisation de l’État civil de San Blas d'épouser sa compagne. Cristina VEGA / AFP

Après l’Argentine, le Brésil, la Colombie et l’Uruguay, l’Équateur est le dernier pays latino-américain en date à légaliser le mariage pour tous, malgré l’opposition encore vive d’une majorité de la population. Ce lundi 5 août, deux des militantes les plus médiatiques du pays, Pamela Troya et Gabriela Correa, doivent se marier.

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Avec notre correspondant à Quito, Eric Samson

Pamela Troya et sa compagne n’ont pas choisi pour rien la date du 5 août pour se marier. Elle l’expliquait encore aux médias début juin pendant une manifestation.
« La lutte pour le mariage pour tous a commencé il y a 6 ans en Équateur. Ma compagne Gabriela Correa et moi l’avons lancé le 5 août 2013 lorsque nous avons déposé notre demande de mariage à l’État civil de San Blas, demande qui a été rejetée mais a lancé la lutte ».

Un tiers de la population favorable

Selon une enquête de 2016, un tiers de la population est favorable au mariage pour tous. Une majorité s’y oppose encore, menée par l’Église catholique et surtout les évangélistes. Pour l’historien Carlos Espinosa, l’approbation du mariage pour tous est légale, mais aurait mérité un autre traitement.

« Je crois qu’il vaut mieux que les changements sociaux passent par le dialogue démocratique, estime le chercheur. Là il est clair qu’il s’agit d’une décision prise par une élite qui pense avoir raison et croit être au dessus des autres. C’est toujours dangereux, car c’est une forme de mépris pour l’opinion publique. »

Ayant mis des années à accepter son homosexualité, Carla Sandoval souhaite donner du temps au temps. « Il faut laisser à la société le temps de s’adapter sinon tout ce que nous obtiendrons c’est un rejet massif ».

Sujets explosifs

D’autant que les prochains sujets que les militants LGBT+ souhaitent impulser en Équateur sont explosifs, à commencer par l’avortement en cas de viol et le droit à l’adoption pour les couples homosexuels.

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