Accéder au contenu principal
Appel Correspondant

L’Argentine se prépare aux primaires avant les élections générales

Le Président argentin Mauricio Macri lors de son meeting de clôture de campagne à la primaire à l'élection présidentielle, à Buenos Aires, le 8 août 2019.
Le Président argentin Mauricio Macri lors de son meeting de clôture de campagne à la primaire à l'élection présidentielle, à Buenos Aires, le 8 août 2019. REUTERS/Ignacio Izaguirre

L’Argentine est en pleine campagne électorale. Le 27 octobre 2019 vont se tenir des élections générales : présidentielle, législatives partielles et élections locales. Mais avant cela, dès ce dimanche, les Argentins vont participer à un premier scrutin très important. Il s’agit des primaires obligatoires et simultanées pour tous les partis.

Publicité

de notre correspondante à Buenos Aires,

Ces primaires permettent, en théorie, aux électeurs de choisir leurs candidats préférés au sein de chaque coalition. Mais cette année, c’est un peu différent parce que pour cette élection présidentielle, chaque coalition ne présente en fait qu’un ticket, composé d’un candidat au poste de président, et d’un à celui de vice-président.

Ces primaires ne vont donc pas permettre de trancher beaucoup de choses au sein de chaque camp puisque les candidatures sont déjà fixées, mais elles permettront de se faire une idée des forces en présence. En effet, comme le vote est obligatoire en Argentine, tous les électeurs vont donc, en toute logique, voter pour leur parti ou coalition préférés. Une façon d’obtenir le meilleur sondage possible à échelle nationale, à deux mois du véritable vote.

Macri versus Fernández

Il y a au total 10 tickets candidats à la présidentielle mais ce sont surtout deux camps qui vont s’affronter lors de ces élections. D’abord celui de l’actuel président, Mauricio Macri, qui a formé une coalition de centre-droit.

Élu fin 2015, Macri brigue un second mandat, mais il traîne comme un boulet un bilan désastreux en matière économique. Sa cote de popularité s’est effondrée depuis qu’il est arrivé au pouvoir et en particulier depuis le déclenchement, l’an dernier, d’une grave crise économique et sociale. Actuellement, un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté.

De l’autre côté une large coalition de centre-gauche réunit bon nombre d’opposants à Macri. C’est Alberto Fernández, ancien chef de cabinet des anciens présidents Néstor Kirchner et Cristina Kirchner, qui se présente à la présidence. Et il est secondé pour le poste de vice-présidente par Cristina Kirchner. L’ancienne présidente est toujours très populaire en Argentine mais elle suscite aussi un fort rejet au sein d’une partie de la population qui a peur de voir revenir le kirchnérisme au pouvoir. Un rejet dû notamment aux soupçons de corruption qui pèsent sur Cristina Kirchner. Rappelons qu’elle est mise en examen dans pas moins d’une dizaine d’affaires.

Qu’est-ce que ces primaires peuvent changer ?

Tout dépendra des résultats mais les primaires sont souvent un bon indicateur de ce qu’il va se passer en octobre. Cela crée en général un cercle vertueux pour celui qui arrive en première position, puisque sa coalition se trouve renforcée.

Si c’est Macri qui obtient le meilleur score, cela aura surtout pour effet de rassurer les marchés financiers, qui suivent de près la situation politique de l’Argentine. Pour faire face à la crise, le gouvernement Macri a demandé et obtenu un prêt de 56 milliards de dollars du Fonds monétaire international. En échange, il s’est engagé à adopter une série de réformes.

A contrario, Alberto Fernández a nettement critiqué les décisions économiques de Macri. Il souhaite renégocier l’accord avec le FMI et veut mettre fin aux politiques d’austérité du gouvernement actuel.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.