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Guatemala

Présidentielle au Guatemala: qui des deux éternels candidats l’emportera?

Une affiche de la candidate Sandra Torres qui est arrivée en tête au premier tour.
Une affiche de la candidate Sandra Torres qui est arrivée en tête au premier tour. REUTERS/Jose Cabezas

Un peu plus de 8 millions d'électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche 11 août au Guatemala pour le second tour de la présidentielle. L'actuel chef de l'État Jimmy Morales ne peut pas se représenter, car la Constitution guatémaltèque lui interdit d'exercer plus d'un mandat. Deux candidats s'affrontent pour lui succéder en janvier prochain : la sociale-démocrate Sandra Torres et le candidat de droite Alejandro Giammattei.

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Les deux candidats à la présidentielle ont le même âge (63 ans) et n'en sont pas à leur première campagne. Sandra Torres se présente pour la troisième fois et c’est la quatrième tentative pour Alejandro Giammattei.

L'ex-première dame aspire à devenir la première présidente du Guatemala, avec la promesse de créer de l'emploi pour combattre la pauvreté qui touche 59% de la population, selon la Banque mondiale. C'est l'une des principales préoccupations des électeurs dans le pays le plus peuplé d'Amérique centrale.

Autre sujet clé: la corruption. Les deux candidats annoncent vouloir créer des institutions locales pour lutter contre le fléau. Et donc se passer de la CICIG, la mission anti-corruption de l'ONU, qui a eu l'indélicatesse de lancer des enquêtes contre eux et l'actuel président Jimmy Morales.

Les deux candidats se sont aussi prononcés contre le mariage homosexuel et contre la légalisation de l'avortement. Arrivée largement en tête du premier tour au mois de juin, Sandra Torres a vu sa côte de popularité chuter dans l'entre-deux tours, au bénéfice de son adversaire de droite, Alejandro Giammattei.

Alejandro Giammattei se présente pour la quatrième fois à la présidentielle de Guatemala.
Alejandro Giammattei se présente pour la quatrième fois à la présidentielle de Guatemala. REUTERS/Luis Echeverria

Ce médecin de 63 ans promet de combattre la criminalité et le narcotrafic avec, dit-il, « de la testostérone ». Il annonce notamment le retour de la peine de mort, en partie abolie en 2017, et la poursuite des membres de gangs pour « terrorisme ».

Lors de sa prise de fonction au mois de janvier, le ou la futur chef de l'État, devra s'attaquer au cadeau de départ laissé par l'actuel président Jimmy Morales. Le 26 juin, son administration a signé un accord avec les États-Unis, faisant du Guatemala, un « pays tiers sûr ». En d'autres termes, une salle d'attente pour les migrants des pays voisins, le Salvador et le Honduras, qui souhaitent demander l'asile aux États-Unis.

Cet accord crée la polémique au Guatemala, où près de 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté. En pleine campagne, les deux candidats à la présidentielle ont du se prononcer...prudemment.

La sociale-démocrate Sandra Torres, soutient que le texte n'entrera pas en vigueur s'il n'est pas au préalable ratifié par le Congrès. Son adversaire, le candidat de droite Alejandro Giammattei, explique qu'il remettra l'accord entièrement à plat s'il est élu.

Voilà pour les discours de campagnes, dans les faits, celui qui remportera l'élection dimanche devra ménager le grand allié américain, où vivent plus de 1,5 million de Guatémaltèques, la plupart sans-papiers. L'administration Trump menaçait, si l'accord migratoire n'était pas signé, de taxer l'une des principales sources de revenus du Guatemala: les sommes d'argent que ces travailleurs envoient à leurs proches restés au pays.

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