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États-Unis / Danemark

Pourquoi Donald Trump s'est-il mis en tête d'acheter le Groenland au Danemark?

Une vue de la ville de Tasiilaq au Groenland le 15 juin 2018.
Une vue de la ville de Tasiilaq au Groenland le 15 juin 2018. REUTERS/Lucas Jackson/File Photo

Donald Trump envisage d'acheter le Groenland pour en faire le 51ème État américain. C'est ce que révèle le Wall Street Journal ce vendredi 16 août. Le Groenland, ce sont environ 57 000 habitants et deux millions de kilomètres carrés majoritairement recouverts de glace qui appartiennent au Danemark, et dont les sous-sols regorgent de richesses. Donald Trump a demandé à ses équipes de la Maison Blanche de se pencher sur l'acquisition du territoire pour trois raisons selon le Wall Street Journal.

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D’après le Wall Street Journal, Donald Trump aurait donc jeté son dévolu sur le Groenland. La première raison est économique. La plus grande île du monde possède des ressources minières très convoitées : uranium, fer, rubis, terres rares, mais aussi des gisements de pétrole en mer, et presque deux millions et demi de kilomètres carrés de zone économique exclusive. Sans compter que la glace qui recouvre le territoire représenterait 10% des réserves d'eau douce sur la planète.

La deuxième raison est liée à l'intérêt géopolitique de cette île gigantesque située à proximité du cercle arctique, qui suscite aussi les convoitises de la Chine.

En 1946 déjà, le président Harry Truman avait offert 100 millions de dollars au Danemark pour acquérir le territoire, sans succès. Les États-Unis y ont tout de même installé une base militaire aérienne dans les années 50. Ils disposaient même en pleine Guerre froide d'une base nucléaire secrète démantelée en 1967 mais dont les déchets menacent l'environnement.

« Nous ne sommes pas à vendre »

La dernière raison avancée pour acquérir le Groenland est plus symbolique. Le président Donald Trump se verrait bien ajouter une 51ème étoile au drapeau américain, à la manière de Dwight Eisenhower avec l'Alaska en 1959.

Sur Twitter, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement autonome du Groenland lui a répondu : « Nous sommes ouverts au commerce, mais nous ne sommes pas à vendre ! »

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