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Venezuela

Venezuela: les élections universitaires, nouveau terrain de confrontation

Le président vénézuélien auto-proclamé par intérim Juan Guaido lors d'une conférence de presse à la Metropolitan University à Caracas, le 28 août 2019.
Le président vénézuélien auto-proclamé par intérim Juan Guaido lors d'une conférence de presse à la Metropolitan University à Caracas, le 28 août 2019. MATIAS DELACROIX / AFP

La confrontation entre le régime de Caracas et l'opposition s'est trouvé un nouveau champ de bataille : les universités publiques. Ce mardi 27 août, une décision du Tribunal suprême de Justice sur les nouvelles règles des élections universitaires a provoqué un tollé parmi les étudiants et les professeurs.

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Selon la décision du Tribunal suprême de justice, les universités publiques vénézuéliennes doivent organiser des élections pour renouveler leurs administrations. Pour ce faire, les juges ont fixé de nouvelles règles.

Désormais, les électeurs seront divisés en cinq groupes : les enseignants, l'ensemble des étudiants et diplômés, mais aussi le personnel administratif et les travailleurs. Chaque vote a le même poids. Pour être élu, un candidat doit obtenir la majorité absolue dans au moins trois des cinq catégories.

Cette sentence du Tribunal suprême a suscité une levée de boucliers dans le milieu universitaire vénézuélien. Car dans ce pays, l'autonomie des universités publiques est garantie par la Constitution. Bon nombre d'entre elles pourraient donc être tentées de s'opposer à la tenue d'élections suivant des règles imposées par les juges.

Mais le Tribunal prévient : si dans les six mois, les universités n'ont pas organisé les scrutins, le gouvernement de Nicolas Maduro nommera lui-même des recteurs intérimaires.

L'essentiel de la contestation anti-Maduro parmi les étudiants

En visant les universités, le régime chaviste s'attaque frontalement à l'un des ultimes bastions de ses adversaires. Ces dix dernières années, les principaux mouvements de contestations ont pris leur origine dans les millieux étudiants. En vingt ans de chavisme, l'idéologie au pouvoir n'avait jusqu'à présent pas réussi à faire des universités son fer de lance politique.

La tyrannie souhaite détruire toutes ces institutions de l'intérieur. Elle crée des luttes entre enseignants, étudiants, personnel et travailleurs pour le pouvoir au sein des universités. Ce n'est pas seulement une tentative de distraire l'attention des Vénézuéliens avec un thème qui a toujours été délicat, à savoir celui des universités. Mais c'est surtout une façon de montrer que le gouvernement a toujours la capacité d'agir.

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