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Mexique

Disparition d'étudiants au Mexique: libération du chef d'un cartel soupçonné

Des manifestants défilent sur la place Zocalo, à Mexico, lors de la commémoration du 50e anniversaire du massacre d'étudiants de Tlatelolco, en 1968, le 2 octobre 2018.
Des manifestants défilent sur la place Zocalo, à Mexico, lors de la commémoration du 50e anniversaire du massacre d'étudiants de Tlatelolco, en 1968, le 2 octobre 2018. RONALDO SCHEMIDT / AFP

Après quatre ans passés en prison, Gildardo Lopez Astudillo, alias El Gil, a été libéré par un juge mexicain. Il était pourtant présumé responsable de la disparition, dans la ville d’Iguala la nuit du 26 au 27 septembre 2014, des 43 étudiants d’Ayotzinapa. Cette mise en liberté éloigne toujours plus la possibilité de résoudre une enquête qui piétine depuis quasiment cinq ans.

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Avec notre correspondant à Mexico,  Patrick-John Buffe

Parce qu’il a été soumis à la torture durant son interrogatoire et parce les preuves présentées par le ministère public ont été écartées, El Gil a recouvré la liberté, lui qui était l’un des principaux chefs des Guerriers unis, un cartel considéré comme étant responsable de l’attaque contre les étudiants d’Ayotzinapa et de leur disparition.

El Gil n’est d’ailleurs pas le seul inculpé à avoir été libéré. Depuis l’an passé, ils sont au total quarante-quatre, nombre d’entre eux pour avoir été aussi torturés. Parmi les bénéficiaires de ces libérations, El Gaby. Mais il a été assassiné lundi matin, deux jours après la sortie de prison d’El Gil, auquel il avait succédé.

Dans ces conditions, il va être toujours plus difficile de mener à son terme une enquête qui, après bientôt cinq ans, n’a conduit à rien. De plus, la libération d’El Gil pourrait à la fois compromettre les procès contre les autres accusés et entraver les efforts du président Lopez Obrador. Il s’était engagé à faire toute la lumière sur cette affaire en créant une Commission de la Vérité et un ministère public autonome. Sans succès jusqu’à maintenant.

→ Relire : Mexique: les disparitions forcées, véritable fléau pour le pays

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