Accéder au contenu principal
Haïti

À Port-au-Prince, les Haïtiens s'insurgent contre l'ingérence étrangère

Les manifestants devant la principale base de l'ONU en Haïti pour protester contre le président Jovenel Moïse. Port-au-Prince le 4 octobre 2019.
Les manifestants devant la principale base de l'ONU en Haïti pour protester contre le président Jovenel Moïse. Port-au-Prince le 4 octobre 2019. CHANDAN KHANNA / AFP

Le 4 octobre, Haïti a connu une nouvelle journée de larges manifestations contre le président Jovenel Moïse. Cela fait bientôt un mois que les activités sont paralysées dans la majorité des villes du pays et la colère des manifestants se dirige aussi contre la communauté internationale.

Publicité

Avec notre correspondante à HaïtiAmélie Baron

Cela fait presque un mois que les activités sont paralysées en Haïti, avec une longue pénurie de carburants qui a précédé cette montée de la contestation contre le chef de l'État.

À la mi-journée, c’est une marée humaine qui s’est dirigée vers la principale base de l’ONU en Haïti. Cette destination de manifestation n’est pas un hasard : depuis le début de la semaine, les principaux diplomates étrangers rassemblés au sein du Core Group ont entamé une série de rencontres avec les acteurs politiques. Pour les manifestants, c’est perçu comme une ingérence inacceptable dans les affaires nationales.

La colère vis-à-vis du Core Group

« Quand il y a des "gilets jaunes" qui manifestent en France, est-ce que le Core Group va leur parler ? Non ! Nous, les Haïtiens, nous demandons au Core Group de cesser de faire des complots. Qu'il aille voir en France ce qui se passe : il y a des casses, les manifestations des "gilets jaunes" », explique un manifestant.

Pour lui, leurs revendications sont les mêmes : « Nous réclamons une vie meilleure, une vie où les pauvres peuvent manger. Mais laissez aussi les Haïtiens gérer leurs affaires ! »

Des affrontements violents ont éclaté entre manifestants et policiers aux abords de la base de l’ONU, jusqu’à ce que, dépassées par la foule, les forces de l’ordre laissent passer le cortège, aussitôt gagné par une ambiance joyeuse, quasiment carnavalesque, mais aux slogans toujours clairement contre le président Jovenel Moïse.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.