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Équateur / Violences

Équateur: a-t-on vraiment voulu s'en prendre au président Moreno?

Manifestations à Quito, le 3 octobre 2019 (image d'illustration).
Manifestations à Quito, le 3 octobre 2019 (image d'illustration). REUTERS/Ivan Castaneira

Alors que la tension à Quito est encore vive, la situation se calme peu à peu dans d’autres régions du pays. Le gouvernement a, d’ailleurs, diffusé, jeudi 10 octobre, des images montrant une circulation normale et des routes ouvertes dans plusieurs villes du pays. Des bus circulent à nouveau dans Quito même si beaucoup sont encore attaqués par les manifestants. Alors que plus de 600 personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations, la ministre de l’Intérieur a indiqué que dix-sept d’entre elles pourraient avoir eu l’intention de s’en prendre directement au président Lenin Moreno.

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Avec notre correspondant à Quito, Éric Samson

Sur la photo qui accompagne le tweet de la ministre de l’Intérieur, des hommes sont agenouillés, bras tendus sur un mur, gardés par des policiers armés. Au total, dix-sept étrangers, en majorité Vénézuéliens, ont été arrêtés à l’aéroport de Quito. Ils seraient, selon la ministre, en possession d’informations sur les déplacements du président et du vice-président qui sont actuellement à Guayaquil et utilisent donc l’aéroport pour venir à Quito.

Pour María Paula Romo, ces hommes n’étaient pas là par hasard : « Ce qui arrive n’est pas seulement un mouvement de protestation d’un secteur contre le gouvernement. Il s’agit aussi d’une tentative de déstabilisation avec le désir politique de générer le chaos dans le pays ».

Thèse du complot

Une thèse du complot qu’a aussi développé le président Moreno dans une entrevue à la chaîne de télévision colombienne NTN24 : « Nous n’avons aucun doute sur la présence de Vénézuéliens envoyés par Caracas et Maduro. C’est clair, on peut les identifier sur des photos et des images vidéos. Un grand mérite des indigènes est d’avoir identifié et expulsé de leurs rangs ces infiltrés dont certains appartiennent au gang criminel des Latin Kings ».

Les autorités ont également dénoncé l’attaque de la caserne de La Balbina par plus de 600 personnes. Cinq militaires et un policier ont été blessés pour éviter que l’arsenal ne soit pillé lors d’une attaque vue par le régime comme une nouvelle preuve d’une opération de déstabilisation en cours.

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