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Haïti

Haïti: des manifestants en colère plus déterminés que jamais

De nouveaux affrontements ont eu lieu à Port-au-Prince entre des manifestants réclamant le départ du président Moïse et les forces de sécurité, le 11 octobre 2019.
De nouveaux affrontements ont eu lieu à Port-au-Prince entre des manifestants réclamant le départ du président Moïse et les forces de sécurité, le 11 octobre 2019. REUTERS/Andres Martinez Casares

Haïti s’enfonce dans la crise : les groupes de l’opposition ont rejeté la proposition de dialogue que le président a formulé mercredi 9 octobre. Ils réclament toujours la démission immédiate de Jovenel Moïse. Ce vendredi, les principales villes du pays ont enregistré des nouvelles larges manifestations. Cela fait plus d’un mois que le mouvement de contestation a été lancé et les manifestants ne perdent pas espoir.

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Avec notre correspondante à Port-au-Prince,  Amélie Baron

La foule venue des quartiers populaires de la capitale a répondu présent à l’appel lancé par les principaux dirigeants de l’opposition. L’objectif du cortège était clair : aller chercher à son domicile la démission du président. À 30 ans, Jeffrey Joseph est déterminé.

« Le peuple a pris la révolution en main pour mettre fin à ce système corrompu, ce système qui nous suce jusqu’à la moelle. L’objectif est simple : Jovenel représente cette minorité bourgeoise. Il doit tomber afin que ce système soit aboli. »

Bien que la foule ait été dispersée par la police à grand renfort de grenades lacrymogène et de tirs en l’air à balles réelles, le militant Alfred Dieu-Fait assure qu’il est très loin d’être découragé.

« Cela fait un mois qu’on lutte, mais on a l’impression que ça ne fait qu’un seul jour qu’on lutte. On ne pourra jamais perdre la bataille : la voix du peuple c’est la voix du Christ. Voyez, ils ont fusillé un journaliste. Le sang de ce journaliste tué, c’est le sérum qui nous fait mener la lutte. »

Le journaliste Néhémie Joseph qui travaillait pour Panic FM et Radio Mega dans la ville de Mirebalais a été tué par balles jeudi soir. Très critique à l’égard du gouvernement et des autorités locales, il avait signalé qu’il était la cible de menaces.

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