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Équateur

Équateur: les arrestations se multiplient

Une femme autochtone porte un matelas lorsqu'elle quitte la Casa de la Cultura à Quito, le 14 octobre 2019, après l'accord conclu entre le président de l'Équateur et les dirigeants autochtones pour mettre fin aux manifestations violentes.
Une femme autochtone porte un matelas lorsqu'elle quitte la Casa de la Cultura à Quito, le 14 octobre 2019, après l'accord conclu entre le président de l'Équateur et les dirigeants autochtones pour mettre fin aux manifestations violentes. Luis ROBAYO / AFP

Depuis le début du soulèvement indigène qui a donc pris fin ce dimanche 13 octobre, le président équatorien Lenin Moreno et ses ministres ont toujours affirmé que des partisans de l’ancien chef d’État Rafael Correa avaient essayé de profiter du chaos ambiant pour tenter de le renverser. Depuis hier, les arrestations se multiplient.

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Avec notre correspondant à Quito, Eric Samson

Élue sur la liste du mouvement Révolution Citoyenne de l’ex-président Rafael Correa, Paola Pabon a été arrêtée chez elle ce lundi matin 14 octobre à l’aube par des hommes du groupe spécial mobile anti-narcotiques et de l’unité d’Intelligence Anti-délinquance. L’un de ses collaborateurs a également été arrêté. Elle est soupçonnée notamment d’avoir aidé à l’organisation des barricades qui ont bloqué de nombreuses avenues de Quito et chaotisé le trafic.

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Ce lundi, l’ancienne maire de la ville de Durán, aux portes de Guayaquil, a été condamnée à de la prison préventive. Alexandra Arce a été arrêtée dimanche matin pour un présumé délit de rébellion et d’association illicite ayant pour but la paralysation de services publics. Le parquet examine en ce moment ses téléphones portables et ses ordinateurs. Alexandra Arce a été accusée par le président Lenin Moreno d’avoir pris contact avec les membres du gang urbain connu comme les Latin Kings pour les inciter à provoquer le désordre dans les villes de Quito et Guayaquil. Son assistante a également été arrêtée et condamnée à de la prison préventive pendant que l’enquête se poursuit.

La police a finalement perquisitionné ce matin le domicile d’un autre cadre du mouvement de la Révolution Citoyenne, Virgilio Hernández, qui n’a pas cessé d’exiger la déclaration de l’état de commotion et des élections anticipées. L’un de ses assistants a été arrêté. 

L’ancienne présidente de l’Assemblée nationale Gabriela Rivadeneira, elle n’a pas attendu d’être arrêtée. S’affirmant victime de persécution politique, elle s’est réfugiée à l’ambassade du Mexique, pays qui lui a accordé l’asile politique.

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