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Revue de presse des Amériques

A la Une: soulagement en Équateur

La foule s'est rassemblée dans les rues de Quito après l'annonce du gouvernement qui à supprimer les subventions au carburant
La foule s'est rassemblée dans les rues de Quito après l'annonce du gouvernement qui à supprimer les subventions au carburant REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

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Des milliers de personnes ont déferlé dimanche soir dans les rues de Quito pour célébrer la fin d’une violente crise sociale qui a paralysé le pays pendant 12 jours. Le gouvernement équatorien a renoncé à supprimer les subventions au carburant et espère que cette concession permettra un retour au calme dans le pays. Pour La Hora, « le dialogue, l’exposé sincère des revendications de chacun, était bien, le seul moyen pour l’Équateur de sortir du bourbier ». « Ces derniers jours, la violence a semé parmi nous le cancer de l’inégalité, des dégradations et de la haine, accompagné de terribles dégâts matériels et moraux (...). Ce chapitre honteux doit être laissé derrière nous ».

El Comercio lance des piques claires en direction de l’ancien président Correa, qui vit aujourd’hui à Bruxelles. « Derrière ces manifestations, des personnages naviguaient en eaux troubles. (...) Par leurs actions et leurs intentions, ils semblaient prêts à tout pour parvenir en toute impunité à déstabiliser le gouvernement et à reprendre le pouvoir ». « Nous savons que ce n’est pas facile, poursuit le journal, mais la main tendue du président et la bonne volonté des dirigeants indigènes peuvent venir à bout de ces destructions et de la violence ».

5 mois de reconstruction ?

Une violence qualifiée de « terroriste » par El Comercio. Les traces risquent d’être longtemps visibles dans le centre-ville de Quito : « pavés enlevés, fenêtres brisées, feux de circulation et poteaux à terre (...) pneus brûlés obstruant les routes ». Ultimas Noticias va jusqu’à décrire cette zone comme une « zone de guerre ». Exemple avec « l’église d’El Carmen Bajo, qui a plus de 300 ans (...), est désormais fissurée. Les pierres qui la protégeaient ont été enlevées et transformées en projectiles. Ses portes et ses fenêtres sont recouvertes de suie ».

Ce lundi, les riverains se serrent les coudes pour les opérations de déblaiement et de nettoyage. « Le secteur du tourisme a perdu 18 millions de dollars », si l’on en croit les chiffres d’El Telégrafo. « Les autorités ont déclaré que le retour à la normale pourrait prendre jusqu’à cinq mois ». La circulation dans le centre a repris dimanche à Quito, mais certaines rues sont toujours impraticables et El Comercio précise que toutes les écoles du pays resteront fermées ce lundi à l’exception de celles des Galapagos.

Mexique : une « caravane » de migrants sans-papiers bloquée

Au Mexique, la Garde nationale et les agents de l’immigration ont stoppé dimanche la progression d’une caravane de migrants et de demandeurs d’asile. Ce groupe de quelque 3 000 sans-papiers était composé de nombreux Haïtiens, mais aussi de Cubains, d’Africains et de migrants d’Amérique centrale. La caravane est partie de Tapachula, dans le sud du Mexique, où ces migrants étaient bloqués depuis plus de 56 jours, en attente d’un visa de transit pour traverser le Mexique, précise La Prensa.

La caravane entendait passer par Mexico puis gagner le pays voisin, mais elle n’aura duré que 14h, comme l’explique Milenio. Elle a été bloquée par la Garde nationale quelques dizaines de kilomètres plus loin à Tuzantán. « Pendant 20 minutes, raconte le journal hondurien, les migrants se sont tenus devant le barrage de la police et ont exigé que les forces de l’ordre leur cèdent le passage, mais finalement ils se sont retirés et ont battu en retraite. La caravane a été dissoute sans qu’aucun affrontement ni blessé n’ait été signalé ».

Cela montre, explique El Heraldo, toujours au Honduras, la différence entre la politique migratoire actuelle de Mexico et celle de l’année dernière, où plusieurs caravanes avaient traversé le pays. La première caravane de migrants d’Amérique centrale, c’était il y a tout juste un an. « Sous la pression de Washington, le gouvernement mexicain a pris une posture plus dure vis-à-vis des migrants et beaucoup de Mexicains sont moins accueillants », juge le journal.

États-Unis : polémique après la diffusion d’une vidéo choquante

Le New York Times révèle qu’une vidéo choquante a été diffusée lors d’un meeting de soutien à Donald Trump, dans un établissement Trump à Miami, auquel participaient le fils du président, Donald Trump Jr, son ancienne porte-parole Sarah Sanders, et le gouverneur de Floride. La scène, tirée d’un film action, se déroule dans une église. Au milieu, un faux Donald Trump. Autour de lui, des paroissiens sur le visage desquels a été collé le logo de plusieurs médias ou la photo de ses adversaires démocrates actuels ou anciens.

Le faux Donald Trump dégaine et commence à abattre tous ceux qui se trouvent autour de lui. « Alors que les paroissiens tentent de fuir le président leur tire dessus, raconte le New York Times. Il tire sur Black Lives Matter dans la tête, et aussi sur Vice News. Il met le feu ensuite la tête de Bernie Sanders ». Il tire et il poignarde. Barack Obama et Hillary Clinton font partie des victimes. Pour le New York Times, « le rhétorique anti-média de Trump a influencé ses partisans et imbibé leur propagande ». Les organisateurs, eux, ont rejeté toute responsabilité ; ils expliquent que cette vidéo a été amenée et diffusée par des personnes extérieures. Donald Trump, lui, a condamné la vidéo non pas directement, mais par l’intermédiaire de la porte-parole de la Maison Blanche.

États-Unis : LVMH avec Trump en campagne

Un dernier mot des États-Unis, avec cette info du Dallas Morning News. « Pendant quelques heures cette semaine, écrit ce journal, la politique du président et l’industrie mondiale de la mode vont se croiser » au Texas, juste à l’extérieur de la ville de Keene. Le président Donald Trump et son entourage vont inaugurer jeudi « un atelier de sacs à main Louis Vuitton ». « La maison parisienne envoie son président Bernard Arnault (...) et un contingent de cadres dirigeants rencontrer la délégation présidentielle ».

« Tout ça, s’étonne le journal, pour un établissement qui emploie environ 150 travailleurs » - même si LVMH prévoit d’en employer 1 000 d’ici cinq ans. « Trump a l’intention d’utiliser la tournée comme un moyen de promouvoir la création d’emplois pendant son mandat », conclut le Dallas Morning News. « Les sacs à main produits dans l’usine, apprend-on, auront des étiquettes portant l’inscription « Made in the USA », l’un des thèmes clés de sa campagne ».

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