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Haïti

Haïti: le «vrai ennemi» du peuple, c'est «le système» plaide le président

Le président Jovenel Moïse lors de la cérémonie de commémoration de l'assassinat de Jean-Jacques Dessalines, à Port-au-Prince, le 17 octobre 2019.
Le président Jovenel Moïse lors de la cérémonie de commémoration de l'assassinat de Jean-Jacques Dessalines, à Port-au-Prince, le 17 octobre 2019. REUTERS/Andres Martinez Casares

Des manifestations violentes contre Jovenel Moïse ont eu lieu en province jeudi. Plusieurs bâtiments officiels ont été incendiés et au moins une personne a été tuée dans la ville de Léogâne. Un climat qui a contraint les autorités à réduire au minimum les cérémonies officielles du 17 octobre, date de l’assassinat du père de la nation Jean-Jacques Dessalines.

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Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

Jeudi matin, contrairement aux années précédentes, le président ne s’est pas rendu sur le lieu où a été assassiné Jean-Jacques Dessalines en 1806. Jovenel Moïse n’a procédé qu’à un rapide dépôt de fleurs au musée du Panthéon national.

À sa sortie, il a eu quelques mots à l’attention du peuple : « Aujourd’hui est une journée qui permet au peuple haïtien de comprendre que son vrai ennemi, l’ennemi qui veut l’empêcher d’avancer, ce sont des gens qui ont les capacités de perpétuer ce système qui génère la misère, qui génère la pauvreté, qui génère l’exclusion », a-t-il lancé.

►À lire aussi : Crise économique, sociale, politique... quelle issue possible en Haïti ?

Que Jovenel Moïse se pose en combattant du « système » est inacceptable pour des manifestants comme Vélina Charlier : « C’est le système qui l’a mis au pouvoir, souligne-t-elle. À l’époque, le système était bon pour lui, mais aujourd’hui on comprend qu’il est le gardien du système, qu’il est prisonnier du système. Donc raison de plus pour qu’il démissionne et qu’il nous laisse le chemin libre pour que l’on puisse en finir avec ce système d’inégalités sociales. »

Seules quelques centaines de personnes ont manifesté jeudi dans la capitale, mais les rues sont restées désertes. La paralysie des activités perdure face au climat politique si précaire.

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