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Honduras

Le frère du président du Honduras reconnu coupable de trafic de drogue

Le président Hernandez après que son frère «Tony» Hernandez a été reconnu coupable de trafic de drogue, le 18 octobre 2019.
Le président Hernandez après que son frère «Tony» Hernandez a été reconnu coupable de trafic de drogue, le 18 octobre 2019. REUTERS/Jorge Cabrera

La peine de prison ne sera prononcée que dans quelques mois, mais l'affaire risque d'avoir des conséquences politiques, d'autant que le procès a donné lieu à un grand déballage mettant en cause les dirigeants du Honduras.

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« Tony » Hernandez a été arrêté il y a près d'un an à l'aéroport de Miami. Accusé d'être impliqué dans le trafic d'environ 200 tonnes de cocaïne depuis 2004, de faux témoignage et possession d’armes à feu, il a été reconnu coupable vendredi de tous les chefs d’accusation. Son procès s'est tenu ces deux dernières semaines devant un tribunal de New York qui a entendu des témoignages accablants pour le frère du président Juan Orlando Hernandez.

Un État lié au narcotrafic 

Le tout dans « une impunité totale » selon le procureur, qui a souligné que l'accusé avait bénéficié de la protection de son frère. Et le président du Honduras aurait reçu des millions de dollars de pots-de-vin de la part de narcotrafiquants, notamment pour financer ses campagnes électorales, a notamment déclaré le procureur fédéral new-yorkais dès le premier jour d'audience. 

Tony Hernandez connaîtra sa peine en janvier prochain. Il risque la prison à perpétuité.

Un jugement qui cherche à « salir le nom du Honduras »

Au Honduras, le président Juan Orlando Hernandez a immédiatement exprimé sa « tristesse », tout en critiquant le verdict. Pour le chef de l'État, le jugement repose « sur le témoignage d'assassins reconnus » et cherche « à salir le nom du Honduras ».

Dans ce pays d'Amérique centrale miné par la pauvreté et la criminalité, l'opposition, par la voix de l'ex-président de gauche Manuel Zelalya, avait appelé à des manifestations pour réclamer la démission du président Hernandez. Ce dernier est considéré par Donald Trump comme un partenaire privilégié de la politique américaine de lutte contre l'immigration clandestine.

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