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La revue de presse des Amériques

À la Une: le Chili au bord de l’explosion sociale

Des patrouilles de militaires armés sont déployées à Santiago face aux manifestants, le 20 octobre 2019.
Des patrouilles de militaires armés sont déployées à Santiago face aux manifestants, le 20 octobre 2019. REUTERS/Ivan Alvarado

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« La crise que personne n’a prévue »,titre le journal La Tercera alors que le quotidien La Cuarta met en avant les victimes des émeutes. « Sept morts », peut-on lire en gros caractères sur la Une, au-dessus d’une photo qui montre une patrouille militaire dans la rue. « Le Chili à moitié paralysé à cause des violences », écrit le Diario Financiero, estimant que ce lundi 21 octobre 2019 constitue une journée test pour la suite des évènements. Les transports publics seront quasiment à l’arrêt et les commerces n’ouvriront que partiellement et seulement si la situation le permet, prévient le journal qui se garde bien de nous livrer une analyse de ce qui est en train de se passer dans un pays considéré comme un pôle de stabilité politique et économique dans la région.

Trop tôt pour savoir ce qui a provoqué cette explosion sociale

Selon certains experts cités par le Diario Financiero, les manifestations violentes pourraient être comparées au mouvement des gilets jaunes en France. D’autres observateurs évoquent des vagues de protestations en Équateur, à Barcelone ou encore les manifestations au Brésil en 2013, qui ont été également provoqués par la hausse du prix des transports publics. Pour le Diario Financiero, il ne s’agit pas d’un problème de droite ou de gauche. « La rue n’appartient ni à l’un ni à l’autre », poursuit le quotidien selon lequel cette crise représente un défi pour toute la classe politique. Ce qui est sûr écrit le Diario Financiero, c’est qu’il existe un mal-être dans la société chilienne. Certains responsables du gouvernement et de l’opposition le reconnaissent d’ailleurs.
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Le Chili est-il « en guerre » ?

La crise a provoqué aussi un intense débat politique. L’opposition rejette les propos du président Sébastian Pinera selon lesquels « le Chili est en guerre ». C’est à lire en Une de La Tercera. Le président du Sénat Jaime Quintana a déclaré qu’il n’y avait pas de « guerre » dans le pays. « C’est une erreur fondamentale d’utiliser de ce genre de langage ».Malgré ces divergences, il est important que tous les partis politiques travaillent ensemble pour trouver une solution à la crise, écrit le journal. La Tercera qui estime que non seulement le pays est paralysé, mais aussi la classe politique. D’où l’importance de mettre en place un nouvel agenda politique qui inclut le gouvernement et l’opposition. Mais attention : Ce qu’ont montré les manifestations de ces derniers jours, poursuit le journal, c’est qu’une bonne partie de la population ne se sent plus représentée par les partis politiques traditionnels. Le sentiment d’un abus de pouvoir des acteurs politiques n’a fait que grandir et a provoqué un mécontentement qui ne vise pas un parti en particulier, mais toute la classe politique. En attendant de trouver une réponse adéquate à la contestation, écrit La Tercera, le gouvernement tente de reprendre le contrôle du pays.

Bolivie : Evo Morales remporte le premier tour de la présidentielle

Le président sortant Evo Morales est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle de dimanche. Il doit donc participer à un second tour, ce qui est inédit. Le journal Cambio, proche du gouvernement, annonce une quatrième victoire pour Evo Morales. Au lieu d’évoquer le scénario d’un second tour, le journal se félicité que le parti du président sortant ait obtenu la majorité au Congrès. La Razon pour sa part fait sa Une justement sur ce résultat inédit, à savoir qu’Evo Morales n’a pas pu obtenir suffisamment de voix pour être élu au premier tour. Il compte à présent sur le vote rural pour s’assurer une victoire au second tour, alors que l’opposition appelle au rassemblement. Son candidat et ancien président Carlos Mesa qui affrontera Evo Morales a déjà reçu le soutien de deux autres candidats d’opposition.

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Bolivie: Evo Morales poussé au second tour par le centriste Carlos Mesa

Législatives au Canada : Justin Trudeau « tente de sauver les meubles »

Un scrutin qui pourrait être très serré, écrit le journal francophone La Presse. À noter qu’un nombre record de Canadiens (1 sur 5) a déjà voté par anticipation dans un pays qui possède six fuseaux horaires. Et à ceux qui n’ont pas encore fait leur choix, les chefs de parti ont « adressé un ultime plaidoyer », écrit La Presse. Justin Trudeau, Andrew Scheer du parti conservateur et Jagmeet Sing du Nouveau parti démocrate l’ont tous fait depuis la Colombie-Britannique, cette province où « une lutte féroce s’annonce », d’après La Presse. Mais les yeux de Justin Trudeau et de son principal rival sont tournés vers le Québec, « où ils tentent de sauver les meubles ». Les deux candidats sont en effet menacés par la «montée fulgurante du Bloc québécois dans les intentions de vote ». Une donnée qui a « chamboulé la campagne », écrit le journal canadien, et qui pourrait rendre le suspense de la soirée électorale plus longue que celle de 2015.

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Élections fédérales au Canada: un scrutin incertain pour Justin Trudeau

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