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Venezuela

Ras-le-bol des Vénézuéliens face aux incessantes coupures d’électricité

À Caracas, les manifestants de l'opposition vénézuélienne protestent contre les délestages à répétition dans l'État de Zulia, le 24 octobre 2019.
À Caracas, les manifestants de l'opposition vénézuélienne protestent contre les délestages à répétition dans l'État de Zulia, le 24 octobre 2019. AFP Photos/Federico PARRA

À Caracas, les partisans de l’opposition et ceux du gouvernement ont investi les rues le 24 octobre 2019. Tous s’accordent sur les conséquences dramatiques des coupures électriques, mais les deux camps ne s’entendent pas sur l’origine du problème.

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Avec notre correspondant à Caracas,  Benjamin Delille

La place Francisco de Miranda où l’opposition s’est donnée rendez-vous est à moitié pleine. Les manifestants expriment leur ras-le-bol face aux coupures d'éléctricité à répétition avec une pensée toute particulière pour l’État de Zulia et la ville de Maracaibo, de loin les plus affectés.

C’est là que vit Manuel, venu spécialement pour la manifestation : « Le quotidien à Maracaibo, c’est 12 heures sans électricité par jour, plus d’eau courante depuis des mois, des magasins qui ne peuvent plus ouvrir… La situation de Maracaibo est chaotique. »

Chavistes et opposition face-à-face

Les opposants ne sont pas seuls, un groupe de chavistes leur fait face et entonne des chants contre l’impérialisme nord-américain. Manuel peste face à ce qu’il estime être une provocation, une manière de détourner l’attention :

« Ils trouvent toujours de nouveaux coupables… Ils ont dit que c’était la faute d’un iguane, d’attaques électromagnétiques de l’impérialisme, du phénomène climatique "El Niño", mais ils n’assument pas leur responsabilité dans le manque d’entretien de l’industrie électrique. »

Daniel, un jeune chaviste, s’en défend. Il assure que le gouvernement fait de son mieux : « L’opposition a le droit de manifester tant qu’elle reste pacifique. Mais elle devrait réclamer à l’empire nord-américain de lever le blocus et les sanctions pour laisser l’État vénézuélien trouver des solutions aux failles du système électrique. »

►À lire aussi : Au Venezuela, la crise économique appelée à durer

Finalement, les chavistes quittent la place pour rejoindre leur propre manifestation dans le centre-ville. Quelques huées accompagnent leur départ mais le climat reste apaisé. Les passants observent la scène, désabusés. Comme la majorité des Vénézuéliens, ils ne se sentent même plus concernés.

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