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Argentine / Mauricio Macri

[Reportage] Les Argentins se pressent pour élire leur président

Une femme glisse son bulletin dans une urne dans un bureau de vote à Buenos Aires, le 27 octobre 2019.
Une femme glisse son bulletin dans une urne dans un bureau de vote à Buenos Aires, le 27 octobre 2019. REUTERS / Ricardo Moraes

Ce dimanche 27 octobre en Argentine se déroule l'élection présidentielle. Elle met aux prises le candidat péroniste de centre gauche Alberto Fernandez qui est donné favori au président libéral Mauricio Macri. Il y a aussi des législatives partielles, avec la moitié des sièges de députés et le tiers de ceux des sénateurs en jeu. Ambiance électorale à Buenos Aires.

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Avec notre correspondant à Buenos Aires,  Jean-Louis Buchet

Cette journée électorale est une journée festive comme d’habitude en Argentine. Ici, on aime aller voter, quelle que soit son orientation politique et on ne s’en lasse pas. On le fait avec joie tous les deux ans, si on tient compte des élections de moyen terme, et même plus souvent, si on ajoute les primaires.

Il est vrai que le vote est obligatoire, mais ce n’est pas par contrainte que les Argentins se mobilisent à chaque élection. Ceux qui ne le font pas ne sont passibles que d’une amende d’un montant ridicule.

Ce dimanche, plutôt chaud pour un jour de printemps, on se presse dans les bureaux de vote. À midi, le taux de participation était de 26%, comme en 2015, soit 5 points de plus qu’aux primaires du mois d’août où 76% des Argentins ont finalement voté.

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On s’attend donc à une participation en hausse, de l’ordre de 81%, comme il y a quatre ans. Du côté du gouvernement, on veut croire que ce sont les électeurs qui ont manqué à Macri aux primaires qui se mobilisent. Du côté de l’opposition péroniste, on pense que la dynamique reste favorable à Alberto Fernande.

Les premiers résultats devraient être connus à partir de 0H00 TU ce lundi.

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■ « C’est la République qui est en jeu »

L’élection présidentielle est un rendez-vous que beaucoup d’Argentins attendent pour savoir dans quelle direction ira le pays. Reportage à la sortie de bureaux de vote à Cordoba.

Avec notre envoyée spéciale à Cordoba,  Pauline Gleize

« Le futur du pays est en jeu aujourd’hui. » Comme Daniel, la plupart des électeurs qui sortent de l’école où sont installés les bureaux de vote sont convaincus que ce n’est pas une élection comme les autres. C’est le cas d’Esther, une personne âgée : « C’est un modèle de gouvernance qui se joue. Pour les gens comme moi qui sont pour que le président Macri reste au pouvoir, c’est la République qui est en jeu. Pour nous, c’est un jour historique. »

L’élection représente aussi un grand défi pour Carlos, un représentant du Frente de Todos d’Alberto Fernandez et Cristina Kirchner, dans le bureau de vote. « Le néolibéralisme est revenu en Amérique latine en se faisant passer pour un agneau. Ils sont rentrés dans le système politique en vendant un discours de pacification, de démocratie, de constitutionnalité et en fait ils font exactement l’inverse », estime-t-il.

Une voix dissonante néanmoins, celle de Claudio, heureux d’avoir pu glisser rapidement son bulletin dans l’urne : « C’est une élection comme toutes les autres. Le pays est habitué aux crises. Untel arrive, il essaie d’arranger ce qu’a fait celui d’avant qui l’accuse d’être responsable des problèmes. Et c’est toujours comme ça. »

En attendant, le premier enjeu est de savoir s’il faudra ou non un second tour.

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