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La revue de presse des Amériques

À la une: des élections en pagaille en Amérique latine

Alberto Fernandez vainqueur au premier tour de l'élection présidentielle argentine célèbre sa victoire avec Cristina Krichner, le 27 octobre 2019.
Alberto Fernandez vainqueur au premier tour de l'élection présidentielle argentine célèbre sa victoire avec Cristina Krichner, le 27 octobre 2019. REUTERS/Agustin Marcarian

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« Alberto président » : c’est le titre à la une de Clarin. Pourtant, le nouveau président n’apparaît que rarement seul sur les photos choisies par les grands quotidiens argentins. La plupart, à l’image de La Nacion et El Dia, choisissent de le présenter flanqué de sa colistière, l’ancienne présidente, Cristina Kirchner. « Le retour », choisit de titrer le journal La Voz. « Le péronisme revient au pouvoir », titre La Gaceta.

Pour ce journal, c’est désormais l’attitude de l’ex-présidente Kirchner qui sera déterminante. Cristina Krichner, « bien-aimée, détestée (...) légitimée par les urnes, mais pas par la Justice » est « l’architecte principale de ce triomphe ». « Si elle se cantonne à un rôle secondaire -et s’occupe du front judiciaire [Cristina Kirchner est visée par plusieurs enquêtes pour corruption, ndlr]-, elle facilitera la tâche à son partenaire » Alberto Fernandez. Sinon, « c’est le gouvernement et la société dans son ensemble qui en paieront le prix », estime le journal.
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Uruguay : changement historique en vue ?

D’autres élections importantes se tenaient sur le continent américain dimanche. Les Uruguayens ont voté pour le premier tour de la présidentielle, pour des législatives et ont aussi répondu à un référendum sur une réforme de la Constitution. El Observador se félicite de ce processus électoral, qui souligne « la force des institutions uruguayennes », « à un moment où la région est dominée par l’instabilité politique et des problèmes de gouvernance ».

Mais le pays est face à des grands défis. Le journal souligne que le pouvoir législatif ressort du scrutin très fragmenté. Quel que soit le candidat qui l’emportera au second tour de la présidentielle - le candidat de gauche Daniel Martinez ou le candidat de centre droit Luis Lacalle Pou – « il n’aura pas la majorité pour gouverner ». Le journal note aussi que l’Uruguay est à « la porte d’un changement historique ». Après 15 ans de Frente Amplio, c’est le candidat de l’autre parti, Luis Lacalle Pou, qui apparaît en meilleure posture pour l’emporter le 24 novembre.
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Claudia Lopez : première femme maire de Bogota

On termine ce tour des élections en Amérique latine, avec des municipales et départementales en Colombie. Deux éléments à retenir : d’abord, la victoire de Julian Conrado, plus connu sous le nom de « chanteur des Farc ». Il a été élu dimanche maire de Turbaco, dans le département Bolivar. Une « victoire historique », estime El Colombiano, car c’est « la première mairie remportée au suffrage universel par l’ancienne guérilla ».

À retenir aussi de ces municipales : l’élection, pour la première fois, d’une femme à la tête de la capitale, Bogota. À la une de Semana, Claudia Lopez embrasse fougueusement sa compagne, elle-même sénatrice. Pour le journal, c’est « bien plus qu’un baiser ». « C’est un message fort contre l’homophobie et le machisme, c’est une bouffée d’air frais » pour Bogota. « En Colombie, les Églises influencent la politique et une femme “issue de la diversité”, comme elle se définit, ne représente pas les “valeurs” des religions traditionnelles. (...) Sauf que le candidat qui s’était engagé à protéger ce modèle familial est arrivé en dernier. Aujourd’hui, ceux qui croient qu’il y a plusieurs façons de faire ont gagné ».

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Bolivie : les deux camps se radicalisent

Dans le reste de l’actualité, le président bolivien Evo Morales prédit un coup d’État « dans la semaine », écrit Los Tiempos. Le président a tenu ces propos lors d’un meeting à Cochabamba. Huit jours après sa réélection controversée, l’opposition réclame l’annulation pure et simple du scrutin. « À partir d’aujourd’hui, écrit El Diario, la capitale La Paz s’associe à la grève ». Des manifestations et des blocages sont prévus contre la supposée fraude électorale. De l’autre côté, les soutiens d’Evo Morales contre-attaquent. « Des paysans ont commencé à bloquer des routes » pour appuyer le président, explique Los Tiempos.

Le journal regrette dans son édito que le pays se retrouve « sans leader face au chaos ». « Alors qu’à chaque heure qui passe, la spirale qui conduit à une escalade de la violence s’accélère, nous manquons de dirigeants sensés, capables de conduire leurs partisans sur le chemin de la prudence et de la sagesse ». Selon le journal, Evo Morales pêche par ses excès, en intimant à ses partisans d’organiser la contre-attaque et le leadership de Carlos Mesa, son adversaire à la présidentielle, « semble se diluer ». « Dans de telles circonstances, il n’est pas facile de garder l’espoir vivant », conclut Los Tiempos.

Californie : état d’urgence déclaré

C’est bien sûr à la une de tous les journaux californiens : après plusieurs jours de lutte contre les incendies, l’État d’urgence a été décrété, rappelle le Sacramento Bee. Le journal explique que quelque 180 000 personnes ont été sommées d’évacuer à cause du « Kincade Fire », au nord de San Francisco, et près de 3 000 pompiers luttent actuellement contre les flammes. Selon le San Francisco Chronicle, le feu a ralenti dans la nuit, provoquant « un soupir de soulagement » dans les zones « ravagées ces quatre derniers jours ».

Le feu ralentit, mais continue de se déplacer vers le sud, « vers des quartiers de la bordure nord de Santa Rosa déjà ravagés par le terrible incendie de Tubbs, en 2017 ». Pour éviter d’autres départs de feu, le courant a été coupé dans le nord et le centre de la Californie. « Jamais auparavant dans l’histoire de la Californie, souligne le Los Angeles Times, plus de 2 millions de personnes n’avaient été privées d’électricité pendant cinq jours en raison d’une politique de sécurité publique ».

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