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Uruguay

Présidentielle en Uruguay: un second tour compliqué pour le Frente Amplio

Le candidat Daniel Martínez se trouve en difficulté pour le second tour malgré sa victoire au premier.
Le candidat Daniel Martínez se trouve en difficulté pour le second tour malgré sa victoire au premier. REUTERS/Andres Cuenca Olaondo

Si Frente Amplio demeure un parti politique majeur, avec une victoire au premier tour, il semble difficile pour son candidat Daniel Martinez de s’imposer au second tour de l’élection présidentielle prévue le 24 novembre 2019.

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Avec notre correspondant à Montevideo, Théo Conscience

Alors que les représentants du Frente Amplio se félicitent d’être encore la première force politique du pays avec 39 % des voix, cette victoire a un goût amer. D’abord, parce la gauche attendait un score plus important, en raison d’un regain dans les sondages ces dernières semaines, et d’une participation historique de 90 %, même si en Uruguay le vote est obligatoire.

De plus, le Frente Amplio n’a pas de majorité parlementaire, et il sera très difficile pour son candidat à la présidence, Daniel Martinez, d’aller chercher les voix pour s’imposer au second tour. En effet, après 15 ans au pouvoir, le Frente Amplio a fédéré l’ensemble des autres partis contre lui. Pas facile donc, dans ce contexte, de nouer des alliances, ce qui n’est pas le cas de Luis Lacalle, candidat au Partido Nacional, qui s’est qualifié pour le second tour avec 28 % des voix.

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Depuis le début de la campagne, il s’est positionné comme le rassembleur d’une opposition de droite jusqu’ici fragmentée. Dès les premières estimations dimanche soir, Luis Lacalle a annoncé vouloir former un « gouvernement multicolore », qui rassemblerait le Partido Colorado de centre-droite et le parti d’extrême droite Cabildo Abierto. Dans la foulée, les candidats de ces deux partis ont appelé à voter pour lui au second tour. À eux deux, ils cumulent 25 % des suffrages, à ajouter aux 28 % de Luis Lacalle.

L’extrême droite, un phénomène nouveau

L’extrême droite fait en effet son entrée au Parlement, avec 3 sénateurs et 11 députés pour le parti Cabildo Abierto. Il y a encore un an, ce parti n’existait pas et son leader, Guido Manini Rios, était encore commandant en chef des armées.

Depuis il a été destitué pour avoir remis en question la justice dans les procès des crimes de la dictature, et réalisé une percée électorale en dénonçant « l’idéologie du genre », associant immigration et chômage et en proposant aussi d’assouplir la législation sur le port d’arme. En attendant, il va faire son entrée au Sénat, du jamais vu pour un ex-militaire depuis le retour de la démocratie en 1985.

La réforme constitutionnelle rejetée

Seulement 46 % des électeurs ont voté en faveur de cette réforme intitulée « Vivre sans peur », et destinée à lutter contre l’insécurité. Le référendum a cependant été entaché d’irrégularité. Sur les réseaux sociaux, certains électeurs ont appelé et se sont affichés en train de voler les bulletins en faveur de la réforme.

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Résultats, plusieurs bureaux de vote se sont retrouvés à court. Les promoteurs de la réforme ont fait une réclamation devant la Cour électorale. Toutefois, il est très peu probable que le plébiscite soit annulé, car des bulletins « Oui » supplémentaires ont été apportés dans tous les lieux où il en manquait selon cette même Cour électorale.

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