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La revue de presse des Amériques

À la une: encore cinq indigènes tués en Colombie

La place du bourg de Toribío où les enfants jouent est régulièrement sous le feu des balles.
La place du bourg de Toribío où les enfants jouent est régulièrement sous le feu des balles. RFI/Véronique Gaymard

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Les faits se sont déroulés à quatre heures de l'après-midi, raconte El Espectador, dans la réserve de Tacueyo, à Toribio, dans le département du Cauca. Des hommes dans un véhicule noir ont ouvert le feu sur une camionnette dans laquelle se trouvait Cristina Bautista, une leader indigène de l'ethnie Nasa. Elle a trouvé la mort comme quatre autres membres de cette communauté.

Plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer la présence dans cette zone d'un groupe dissident de l'ancienne rébellion des FARC. « Les différentes communautés autochtones du département du Cauca ont déclaré l'état d'urgence, écritEl Colombiano, et appelé les autorités à prévenir de nouvelles attaques contre ces populations ». Des tanks de l'armée ont été déployés dans les rues de la ville comme le montre le journal colombien El Pais. Aujourd'hui le ministre de l'Intérieur doit présider un comité spécial sur les droits de l'homme avec les autorités départementales et les organisations autochtones du Cauca. « L'Organisation nationale autochtone de Colombie a dénoncé [la semaine dernière] l'assassinat de 115 autochtones rien qu'en 2019 » en Colombie.

Etats-Unis : Boeing sur le grill

Plusieurs journaux américains affichent en Une, ce mercredi, la photo des familles de 346 personnes mortes dans les crashes de Lion Air et Ethiopian Airlines, tenant dans leurs mains les portraits de leurs proches décédés. Ces familles se tiennent debout, derrière deux hauts responsables de Boeing qui s’apprêtent à être auditionnés par une commission du Sénat américain. « Regardez-nous et dites que vous êtes désolés », titre le tabloïd New York Post. « Cette audition [au Sénat] a eu lieu à l'occasion du premier anniversaire du crash du vol Lion Air 610, en Indonésie, note le New York Times. L'ambiance dans la salle était tendue ».

Le patron de Boeing, Dennis Muilenburg, a été interrogé et critiqué de façon virulente par les parlementaires l'accusant d'avoir fait voyager les passagers dans « des cercueils volants ». Critiqué, notamment, par le sénateur Ted Cruz, explique le Dallas Morning News. « Le républicain s'est concentré sur les messages internes récemment publiés par Boeing qui semblent indiquer que les hauts responsables avaient exprimé des inquiétudes dès 2016 au sujet du système de commande de vol en cause dans les accidents ». L’audition doit se poursuivre ce mercredi.

Incendies en Californie : les Américains tous égaux ?

Pendant ce temps, en Californie, les journaux californiens consacrent quasiment toutes leurs unes aux feux gigantesques qui touchent l’Etat. Le San Francisco Chronicle raconte la bataille menée, toute la nuit, par 4900 pompiers contre le feu de Kincade. D’autres journaux, comme le San Francisco Gate, racontent que les réseaux téléphoniques sont affectés par les coupures d’électricité. Cette mesure vise à éviter d'autres départs de feu mais gêne les services de secours. Les conséquences de ces incendies sont désastreuses pour la région du vin en Californie. « Dans des circonstances normales, ce mois d'octobre est une période de bon stress » pour les vignerons qui organisent des fêtes pour les vendanges, explique le Mercury News. Mais depuis trois ans, cette saison est devenue celle des feux de forêts, « la nouvelle norme dans l'industrie vinicole de la Californie du Nord ». Ces derniers jours, une cave a été détruite et plusieurs autres sont menacées.

Face à ces incendies récurrents, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. Pour le New York Times, ces « catastrophes naturelles représentent un autre prisme à travers lequel les vastes écarts de revenus en Californie peuvent être observés ». « Ces dernières années, des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur maison, allant des caravanes aux manoirs ». Les conséquences vont « des riches, qui avec l'argent de l'assurance ont reconstruit des maisons qui valent parfois plus que celles qui ont brûlées, à ceux qui ont tout perdu et qui des années plus tard n'ont toujours rien ». Pour ces derniers, pas d'assurance habitation. Le New York Times interroge un ancien responsable local. Il estime qu'environ « 60 % des résidents du comté n'avaient pas d'assurance habitation ou étaient sous-assurés ». « Les assureurs augmentent les tarifs dans les régions vulnérables aux incendies, assure-t-il, et, dans certains cas, refusent même d'assurer ».

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