Accéder au contenu principal
La revue de presse des Amériques

À la Une: Constitution au Chili, accord entre gouvernement et opposition

Manifestation dans les rues de Santiago, le 14 novembre 2019.
Manifestation dans les rues de Santiago, le 14 novembre 2019. REUTERS/Goran Tomasevic

Publicité

« Historique », c'est le mot qui revient sur presque toutes les unes des journaux chiliens ce matin. « 28 jours après le début de la crise sociale qui secoue notre pays, les parlementaires du gouvernement et de l'opposition se sont mis d'accord sur un calendrier », initiant ainsi « un processus historique qui porte bien son nom : "pour la paix et la nouvelle Constitution" », se réjouit La Tercerra. « En avril prochain, les Chiliens seront appelés aux urnes lors d'un référendum. Deux questions leur seront posées », précise le journal. « La première sur la révision ou non de la Constitution qui date de l'époque de la dictature Pinochet. La deuxième question portera sur l'organe en charge de rédiger cette nouvelle loi fondamentale. Les Chiliens auront alors le choix entre une Assemblée constituante, exclusivement constituée de citoyens élus à cet effet, et une commission mixte constitutionnelle, composée à moitié par des parlementaires et à moitié par des membres élus à cette fin ». Le cas échéant, l'élection des membres de ces organes de rédaction de la future Constitution se fera en octobre 2020, en même temps que les élections municipales et régionales.

Conclu après plusieurs heures d'âpres négociations, l'accord est salué ce matin par les éditorialistes chiliens. « La lumière apparaît au bout du tunnel », s'exclame par exemple El Mostrador. « La nouvelle Constitution partira de zéro. Elle sera complètement réécrite », se réjouit le quotidien. « Nous allons voir comment la rue et notamment les jeunes vont réagir. Mais c'est sans aucun doute une très bonne nouvelle. Cette crise sociale, dans laquelle nous avons tous beaucoup perdu - un emploi, une entreprise, certains leur vue, d’autres mêmes leurs vies – cette crise en valait au final la peine », estime l'éditorialiste d'El Mistrador.

De son côté El Mercurio souligne que la rédaction d'une nouvelle Constitution est « une opportunité unique » pour les Chiliens, une « occasion pour réfléchir puis redéfinir le vivre-ensemble au sein de la société ».

La politique américaine envers l’Amérique latine pourrait coûter des votes à Donald Trump en Floride

Après les récents mouvements de contestations en Bolivie, au Chili mais aussi en Haïti, leMiami Heraldquestionne aujourd'hui la politique de l'administration américaine en direction du continent sud-américain.

Une politique qualifie de « cuisant échec » par le journal. « On n'a qu'à regarder la politique anti-migratoire qui s'appuie sur notre voisin latino-américain le plus important, le Mexique. Un pays qui souffre d'une fragilité institutionnelle aigüe ce qui ne semble pas traverser la tête de notre président. Au Nicaragua, Venezuela et à Cuba les régimes n'ont fait que se renforcer face à une politique américaine inconsistante qu’incohérente », fustige l'éditorialiste. « À Managua, Caracas et La Havane, les présidents utilisent les sanctions américaines comme prétexte pour justifier la brutale répression de leurs adversaires. Pendant ce temps, la Russie et la Chine investissent en espèce dans ces pays afin de pouvoir exploiter des réserves énergétiques, sceller des alliances et s'assurer des avantages géopolitiques ».

Le Miami Herald estime que « cet échec pourrait se retourner contre Donald Trump lors de l'élection de 2020. Parce que faut-il le rappeler ? La Floride est l'un des États clés de chaque présidentielle américaine. Et elle compte un grand nombre d'électeurs d'origine latino-américaine. Miami est même en quelque sorte la capitale de l'Amérique latine », constate le quotidien. « C’est pourquoi les candidats démocrates seraient bien avisés de non seulement dénoncer la politique de l'actuelle administration envers le reste du continent, mais d'arriver avec des propositions concrètes qui laissent entrevoir l'importance de l'Amérique latine dans le contexte géopolitique d’aujourd’hui ».

États-Unis : les auditions publiques dans la procédure de destitution contre Donald Trump reprennent

Les parlementaires de la Commission du Renseignement entendront ce vendredi l'ex-ambassadrice des États-Unis en Ukraine. Marie Yovanovitch avait été brusquement relevée de ses fonctions au printemps après avoir fait l'objet d'une campagne hostile menée par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani.

Mais avant ces nouvelles auditions retransmises à la télévision, les éditorialistes américains se penchent ce matin sur la cacophonie stratégique du camp républicain pour défendre le président. « Vous ne comprenez rien à la stratégie des Républicains ? Normal ! Eux non plus ! », lance sarcastiquement le Washington Post. « Il faut dire que le président ne leur rend pas franchement la tâche facile », estime de son côté USA Today. « L'un des rares arguments cohérents que les élus conservateurs pouvaient faire valoir ces derniers jours était que les témoins fournissaient surtout des informations de seconde ou de troisième main. Mais force est de constater que les témoins directs dans l'affaire ukrainienne, comme l'ancien conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, ou encore l'actuel chef de cabinet de la Maison Blanche ont reçu l'interdiction formelle de Donald Trump de collaborer avec la Commission d'enquête. Ce qui affaiblit les Républicains dans leurs tentatives de protéger le président ».

Mais comme le rappelle le New York Times aujourd'hui, il n'est pas impossible que certains témoins clés viennent finalement témoigner devant la Commission de la Chambre. « L’avocat de John Bolton par exemple a fait savoir que son client avait de nombreuses informations à porter à la connaissance des enquêteurs et du public américain sur l'affaire ukrainienne. L'ancien conseiller à la sécurité nationale attend le verdict de la justice à qui il avait demandé si une assignation à comparaître devant le Congrès l'emportait sur l'ordre du président de l’ignorer ». La guerre entre actuels hauts fonctionnaires de l'administration et proches conseillers de Donald Trump fait d'ores et déjà rage, constate le New York Times. Le tout sous la menace permanente de s'attirer les foudres du chef et d'être viré du jour au lendemain. Dans ce climat délétère, il n'est pas facile « pour les laquais de trouver une ligne de défense cohérente tout en évitant d'être eux-mêmes incriminés dans le cadre de l'affaire ukrainienne ».

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.