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Colombie

Colombie: l'heure de la grève nationale a sonné

Soldats colombiens à la frontière avec le Venezuela à Cucuta, le 19 novembre, après que le gouvernement de Bogota ait décidé de sa fermeture en raison de la grève du 21 novembre.
Soldats colombiens à la frontière avec le Venezuela à Cucuta, le 19 novembre, après que le gouvernement de Bogota ait décidé de sa fermeture en raison de la grève du 21 novembre. Schneyder MENDOZA / AFP

Dans un contexte agité sur le continent, de l’Équateur au Chili, la Colombie se mobilise à son tour. Le pays devrait être paralysé ce jeudi 21 novembre par une grève nationale à laquelle appellent tous les syndicats, ainsi que les forces d'opposition.

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Dans toutes les grandes villes de Colombie, des manifestations sont prévues contre le gouvernement jeudi.

Ce dernier est sur les dents. Les syndicats, les étudiants, les partis d’opposition, les Indiens et même l’Église catholique appuient la grève, nous rapporte notre correspondante à Bogota,  Marie-Ève Detoeuf.

Sur les réseaux sociaux, les appels à la mobilisation fleurissent, notamment sur le thème de la corruption.
Sur les réseaux sociaux, les appels à la mobilisation fleurissent, notamment sur le thème de la corruption. Facebook/DR

Les revendications sont multiples. Certains vont manifester contre la politique économique et sociale du gouvernement, et notamment contre un projet de réforme du droit du travail et des retraites.

D'autres vont défendre l’accord de paix signé avec la guérilla, et protester contre les assassinats ciblés qui se multiplient dans les zones rurales.

Le gouvernement accuse à l’avance la manifestation d’être infiltrée par des étrangers. Il a sorti les grands moyens ; les frontières ont été fermées, une vingtaine de ressortissants vénézuéliens ont été expulsés du pays.

L’armée a été mise en état d’alerte dès mardi. À Bogota, des médias alternatifs ont fait l’objet de perquisitions préventives. Tollé chez les défenseurs de la liberté de presse.

La question est de savoir si toutes ces mesures, qui cherchent à faire peur, vont dissuader les citoyens de sortir manifester. Ou si, au contraire, elles sont de nature à les pousser dans la rue.

« On n'a jamais vu une telle convergence contre un gouvernement »

Selon Yann Basset, docteur en sciences politiques et professeur à l'Université du Rosario, à Bogota, où il réside, « une telle convergence de mécontentements contre un gouvernement » est du « jamais vu ». Pour lui, cette « carte de la peur » jouée par le gouvernement d’Ivan Duque, « a été contre-productive » et a « tendu » encore plus le climat social et politique.

Selon le politologue Yann Basset, «une telle convergence de mécontentements contre un gouvernement» est du «jamais vu» en Colombie

► À lire aussi : Argentine, Chili, Bolivie et maintenant Colombie ; ingouvernables ?

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