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Bolivie

Bolivie: la police disperse un cortège funéraire pro-Morales

Des partisans de l'ex-président Evo Morales participent à une manifestation à La Paz avec le cercueil d'une personne tuée dans des heurts avec la police à Senkata, le 21 novembre.
Des partisans de l'ex-président Evo Morales participent à une manifestation à La Paz avec le cercueil d'une personne tuée dans des heurts avec la police à Senkata, le 21 novembre. REUTERS/Marco Bello

Des partisans de l'ex-président bolivien déchu Evo Morales ont défilé jeudi 21 novembre dans les rues de La Paz en portant les cercueils de manifestants tués lors des heurts avec les forces de sécurité. Le cortège a été dispersé par la police.

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Des milliers de personnes, qui portaient les cercueils de cinq personnes tuées mardi dans des heurts, sont descendus de El Alto, ville-jumelle de la capitale administrative et considérée comme acquise à l'ex-président Evo Morales, parti en exil au Mexique.

Sur la place San Francisco, dans le centre de La Paz, les personnes portant deux des cercueils, recouverts de fleurs et d'une wiphala (bannière multicolore des indigènes andins), ont été prises au milieu du nuage de gaz et ont dû les poser momentanément par terre, à quelques mètres d'un véhicule militaire anti-émeutes.

Les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule après que des manifestants ont placé l'un des cercueils et une photo de la présidente intérimaire Jeanine Añez sur le toit d'un véhicule blindé de l'armée. Certains ont essayé d'approcher de l'entrée du palais présidentiel.

Les manifestants accusent les autorités d'avoir tiré, deux jours auparavant, sur les protestataires qui entouraient la raffinerie de Senkata, à quelques kilomètres de La Paz. Le gouvernement décline toute responsabilité dans ces décès pour le moment.

Les échauffourées ont éclaté alors que l'armée et la police dégageaient l'usine de combustible située à El Alto, que des manifestants occupaient depuis la semaine dernière pour réclamer la démission de la présidente par intérim Jeanine Añez.

En tout, huit personnes sont décédées dans ces affrontements, portant le bilan global de la crise post-électorale qui secoue le pays depuis un mois à 32 morts.

(avec agences)

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