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Mexique

Mexique: bilan mitigé de la première année de présidence de Lopez Obrador

Pour marquer sa première année de présidence, Andrès Manuel Lopez Obrador faisait un grand meeting sur la place Zocalo à Mexico.
Pour marquer sa première année de présidence, Andrès Manuel Lopez Obrador faisait un grand meeting sur la place Zocalo à Mexico. AFP Photos/Pedro Pardo

Voilà juste un an que le président Andrès Manuel Lopez Obrador (AMLO) a assumé le pouvoir. Un anniversaire qu’il a fêté ce dimanche sur la place centrale de la capitale Mexico. Ce président de gauche reste très populaire même si son bilan reste mitigé.

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de notre correspondant à Mexico,

Ce qui frappe avant tout, c’est la popularité exceptionnelle dont jouit toujours le président Lopez Obrador auprès des Mexicains, un an après avoir assumé la présidence. Selon les derniers sondages, son taux d’approbation se situe entre 60 et 70 %, malgré les problèmes économiques et de violence que connaît le pays. Et de plus, la moitié de la population considère que sa qualité de vie est meilleure qu’il y a douze mois en arrière.

Super président

Depuis son arrivée au pouvoir, il joue le rôle d’un super président qui ne sait pas déléguer, qui prend toutes les décisions et qui a l’avantage de pouvoir gouverner sans opposition, sans contrepoids politiques et avec une majorité au Congrès. Il exerce donc une présidence très centralisée.

En plus, il est totalement atypique. Il travaille durant toute la semaine. Du lundi au vendredi, il offre une conférence de presse à sept heures du matin. Et le week-end, il parcourt le pays, uniquement en avion commercial ou en voiture particulière, pour aller à la rencontre de ses concitoyens et de ses partisans !

Mais cette gestion est mitigée. Au niveau social, il a tout de même réussi à lancer de nouveaux programmes qui doivent améliorer les conditions de vie des plus pauvres. Il a aussi imposé une politique d’austérité gouvernementale. Il a enregistré certains progrès dans sa lutte contre la corruption. Et il est parvenu à négocier un nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis et le Canada.

Insécurité toujours présente

Quant aux échecs, ils se situent à deux niveaux. Au plan économique, le Mexique stagne avec une croissance quasiment nulle cette année. Mais le grand défi pour Andrès Manuel Lopez Obrador, c’est l’insécurité et la violence. Cette année encore, les violences ont augmenté et les mesures qu’il a prises, comme la création de la Garde nationale, n’ont pas eu d’effets. Finalement, face aux difficultés rencontrées dans sa gestion, Lopez Obrador a demandé à ses citoyens d’être patients et de lui laisser encore une année pour mettre en œuvre la grande transformation qu’il leur a promise.

Dans le même temps, il doit gérer une relation tumultueuse avec Donald Trump. Les deux chefs d’État prétendent entretenir une relation amicale. En apparence tout au moins, car pour éviter toute tension avec son homologue américain, Lopez Obrador a toujours accepté les diktats et les chantages de Donald Trump, comme cela a été le cas en matière de taxes douanières et surtout d’immigration.

►À lire aussi : Réactions au Mexique après des déclarations de Trump sur les cartels de drogue

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