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la revue de presse des Amériques

À la Une: un plan de relance économique au Chili

Heurts entre la police et les manifestants qui protestent contre le gouvernement chilien à Santiago, le 2 décembre 2019.
Heurts entre la police et les manifestants qui protestent contre le gouvernement chilien à Santiago, le 2 décembre 2019. REUTERS/Goran Tomasevic

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« Opération Briones », titre le journal en ligne El Mostrador. Briones, c’est le nom du ministre des Finances qui a annoncé hier le programme d’investissement à hauteur de 5,5 milliards de dollars. Son objectif, résume El Mostrador : sauver une économie qui affiche sa pire performance depuis 10 ans. Dans les milieux d’affaires, ce programme est déjà considéré comme un puissant paquet économique. Les réactions étaient plutôt positives, écrit le site d’information.

On a l’impression que le gouvernement par le biais de sa proposition – à laquelle le président Pinera était totalement absent – jetait toute la viande sur le grill. Sur le terrain social cependant, écrit El Mostrador, les autorités n’ont pas bougé, les annonces n’ajoutent rien par rapport aux mesures déjà lancées il y a quelques semaines. En tout cas, le secteur privé estime aussi que le gouvernement ne devrait pas voir dans les violences des manifestations l’unique facteur qui a mis fin à l’activité économique du pays. Ce qu’il faut vraiment prendre en compte, écrit El Mostrador, c’est la confiance perdue dans l’État, mais cela ne se fait pas avec davantage de dépenses.

La guerre commerciale de Donald Trump

Le gouvernement américain menace de surtaxer lourdement une série de produits français. Une réponse à l’instauration en France d’une taxe sur les géants du numérique. Parmi les produits qui pourraient être surtaxés par les États-Unis, qui pèsent l’équivalent de 2,4 milliards de dollars, figure de nombreux fromages dont le Roquefort, les yaourts, le champagne ainsi que des produits cosmétiques comme le savon ou le maquillage. Les taxes sur le vin pourraient augmenter de 100%, écrit le New York Times, évoquant une escalade des tensions entre les deux pays. Les temps ont changé, commente le journal. Dans le passé, les Américains considéraient les Européens comme des partenaires commerciaux. Aujourd’hui ils les considèrent comme des adversaires économiques.

La France n’est pas le seul pays visé par Donald Trump

Le président, en annonçant des taxes sur l’importation d’acier argentin et brésilien, a ouvert un autre front dans la guerre commerciale, titre le Washington Post. Selon le journal, la mesure a surpris les deux gouvernements d’Amérique du Sud qui visiblement ne s’y attendaient pas. En tout cas pour le quotidien brésilien O Globo, l’annonce de Trump révèle le fiasco de la diplomatie brésilienne. Cette diplomatie (d’alignement sur Washington), conduite par des Brésiliens sympathisants de Donald Trump et non pas par des diplomates expérimentés, n’a rapporté que très peu de bénéfices économiques et politiques pour le Brésil. O Globo qualifie l’annonce de la taxation sur les produits d’acier « d’humiliation pour la politique américaine du président Jair Bolsonaro ». Cette annonce était pourtant prévisible, ajoute le journal. Mais le problème c’est que la diplomatie du pays ne se fait pas au ministère des Affaires étrangères c’est le conseiller en relations internationales du président, Filipe Martins, qui est un inconditionnel de Donald Trump, qui s’en charge.

Le Brésil, mauvais élève de l’enquête PISA

La dernière enquête de l’OCDE fait la Une de la presse brésilienne. Et pour cause, car elle montre que les performances des élèves brésiliens stagnent depuis 10 ans. Plus préoccupant, selon le journal Folha de Sao Paulo, c’est que presque la moitié des écoliers n’atteignent même pas le niveau minimum requis dans toutes matières confondues. En lecture, des élèves de l’élite brésilienne ne sont pas aussi bons que certains de leurs camarades étrangers issus de milieux beaucoup plus modestes.

En Colombie, des habitants du département du Choco pris entre deux feux

Des habitants de Bojaya, village d’une zone rurale, sont « pris entre deux feux », écrit l’hebdomadaire Semana dans un reportage. Menacés à la fois par la guérilla de l’ELN et un groupe d’auto-défense, issu d’anciens paramilitaires, ils déplorent de plus en plus de victimes. Rien que ces 10 derniers jours, deux personnes ont été assassinées. Des meurtres qui, selon Semana, annoncent une nouvelle guerre pour le contrôle des routes du trafic de drogue. En fait l’ELN s’est imposé depuis 2016 comme le nouveau seigneur et maître de la zone rurale autour de Bojaya, récupérant l’espace abandonné par la guérilla des Farc. Cette année sont arrivés des milices d’Autodéfense gaïtaniste de Colombie (AGC), le bras armé du Clan del Golfo, le principal cartel du pays. La semaine prochaine, plusieurs municipalités de la région doivent se réunir pour trouver des solutions afin de protéger les habitants, sans pour autant les obliger à quitter leurs maisons.

Réouverture « partielle et en catimini » des écoles haïtiennes

En Haïti, les écoles ont partiellement rouvert leurs portes cette semaine, après deux mois de blocages. Mais la situation reste précaire, nous dit Gotson Pierre, rédacteur en chef de l’agence Alterpresse.

Gotson Pierre

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