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États-Unis

Destitution de Trump: républicains et démocrates présentent leurs conclusions

Le juriste Steve Castor, au service des républicains, et Barry Berke, le juriste représentant les démocrates de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, le 9 décembre 2019.
Le juriste Steve Castor, au service des républicains, et Barry Berke, le juriste représentant les démocrates de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, le 9 décembre 2019. REUTERS/Erin Scott

Audience houleuse ce lundi 9 décembre aux États-Unis, à la commission judiciaire de la Chambre des représentants. Les élus ont une nouvelle fois examiné les preuves, selon les démocrates, d'un abus de pouvoir du président américain, ce que démentent les républicains. Malgré la farouche opposition du camp de Donald Trump, les démocrates devraient rapidement rédiger l'acte d'accusation du président.

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De notre correspondance à WashingtonAnne Corpet

L’audience vient de commencer et un spectateur se lève dans la salle. « On a voté pour Donald Trump ! Les Américains en ont assez de cette mascarade », hurle-t-il. C’est un militant d’extrême droite connu. Il est promptement évacué. Deux avocats sont invités à témoigner.

Convié par les démocrates Barry Berke égrène les faits reprochés à Donald Trump et lance : « Il est difficile d’imaginer que quiconque puisse contester ces faits, ou discuter le fait que cette conduite constitue une offense susceptible d’entraîner la destitution. C’est une affaire grave. Le président Trump a fait ce qu’un président n’est pas autorisé à faire dans notre pays. »

Pas de preuves, selon les républicains

Mais l’avocat des républicains Stephen Castor réfute l’argumentaire avec fermeté :  « Les éléments apportés par les démocrates ne prouvent pas que le président Trump a abusé de son pouvoir ou fait obstruction au congrès. Vouloir destituer un président élu par 63 millions d’Américains pour huit lignes de la transcription d’un appel téléphonique est de la foutaise. »

Tout au long de la journée, les deux camps s’affrontent et présentent des conclusions opposées. À plusieurs reprises les républicains tentent de ralentir la procédure. Le chef de la commission manie son marteau pour garder la maîtrise des débats. Sur le fonds rien de nouveau, mais la tension s’accroit. D’ici la fin de la semaine, la commission judiciaire devrait présenter et voter l’acte formel d’accusation du président.

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