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Revue de presse des Amériques

A la Une: procédure d'impeachment, deux chefs d'accusation retenus contre Trump

Au pupitre, Nancy Pelosi fait l'annonce des deux chefs d'accusation retenus contre Donald Trump dans le cadre de la procédure d'«impeachment», le 10 décembre 2019.
Au pupitre, Nancy Pelosi fait l'annonce des deux chefs d'accusation retenus contre Donald Trump dans le cadre de la procédure d'«impeachment», le 10 décembre 2019. REUTERS/Jonathan Ernst

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Les élus démocrates aux États-Unis ont officiellement présenté ce 10 décembre 2019 les deux charges retenues contre Donald Trump, qu’ils accusent d’abus de pouvoir et d’obstruction des travaux du Congrès. C’est le troisième président de l’histoire des États-Unis à être confronté à une procédure de destitution.

La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, se prononcera la semaine prochaine en séance plénière sur les deux articles de cette procédure d'impeachment.

Dans les colonnes du Los Angeles Times, un constitutionnaliste américain qui a témoigné pas plus tard que la semaine dernière devant la Chambre des représentants prend la parole aujourd’hui : Jonathan Turley estime que le processus en vue d’une destitution du président américain est certes justifié, mais selon ce juriste, les démocrates n’ont pas réuni suffisamment d’éléments incontestables pour pouvoir présenter les actes d’accusation.

« Dans le passé, écrit Jonathan Turley, les mises en accusation de présidents américains étaient richement détaillées. Dans les procédures contre Andrew Johnson, Richard Nixon et Bill Clinton les actes criminels avaient été clairement établis. Dans la procédure actuelle contre Donald Trump, une mise en accusation du président serait lancée sans crime crédible ou du moins incontesté. C’est le dossier le plus mince de toute mise en accusation moderne, précédée par l’enquête la plus courte de l’histoire », souligne le constitutionnaliste.

Pourquoi alors cette « fuite en avant des démocrates », comme l’écrivent aujourd’hui certains éditorialistes américains ? Le quotidien The Hill pense que « les opposants les plus féroces du président ont perdu confiance dans la sagesse collective du peuple américain tout comme ils ont perdu confiance dans le processus électoral conçu par notre Constitution. A leurs yeux, la destitution devient alors la seule issue ». Le journal de Washington cite le président du comité judiciaire de la Chambre « qui a déclaré au cours du week-end dernier que le président Trump ferait tout son possible pour que les élections ne soient pas équitables, rendant ainsi une mise en accusation expéditive plus urgente pour les démocrates ».

« Afghan Papers » : 18 ans de mensonges des administrations américaines sur la guerre en Afghanistan

Le Washington Post s’est procuré les témoignages de plus de 600 acteurs de la guerre en Afghanistan, recueillis par une agence gouvernementale américaine, mise en place en 2008 pour détecter les dysfonctionnements dans cette guerre. Les documents démontrent 18 ans de tâtonnement américain, mais surtout comment trois présidents américains - George W. Bush, Barack Obama et Donald Trump – ont constamment menti pendant des années à leur population en lui disant que les États-Unis gagnaient leur guerre en Afghanistan, et réussissaient à construire un État afghan et une armée afghane.

Les « Afghan Papers », dont le Washington Post a commencé la publication ce lundi, font du bruit aujourd’hui. Pour le site internet Slate, « la guerre en Afghanistan a été perdue dès le début à cause d’un problème principal : la corruption. Les États-Unis ont échoué parce que les milliards de dollars que nous avons injectés dans le pays n’ont fait qu’aggraver la corruption en Afghanistan. Nous combattions le terrorisme, mais la corruption crée des terroristes. La façon dont nous combattons les insurgés dans les pays aux États et sociétés fragiles tend à renforcer notre ennemi - et, pour les personnes qui luttent pour survivre dans ces pays, nous devenons l’ennemi ».

L’éditorialiste du Washington Examiner est visiblement choqué par les révélations : « En lisant les entretiens publiés par le Washington Post, on ne peut s’empêcher de ressentir une colère noire. Parce que les hauts responsables politiques et militaires nous ont menti pendant toutes ces années sur la guerre en Afghanistan. Et parce que (et c’est ça le pire) aucun d’entre eux ne sera tenu pour responsable de cette malhonnêteté ».

Trois personnalités de la société civile haïtienne auditionnées aujourd’hui par la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants aux États-Unis

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