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Chili / ONU

Manifestations au Chili: l’ONU dénonce de multiples abus commis par la police

Affrontements entre des manifestants et la police anti-émeute à Santiago, le 12 décembre 2019.
Affrontements entre des manifestants et la police anti-émeute à Santiago, le 12 décembre 2019. REUTERS/Pablo Sanhueza

L'ONU dénonce des violations des droits de l'homme « graves » et « répétées » au Chili depuis le début des manifestations mi-octobre, dans un rapport publié ce vendredi 13 décembre. Le Haut-commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, a transmis aux autorités locales le résultat de la visite de l'une de ses délégations dans le pays.

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Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

« Usage excessif de la force », « torture », « violence sexuelle », ou encore « arrestations arbitraires » : voici ce qu'a documenté la délégation du Haut-commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, lors de sa visite au Chili, entre fin octobre et fin novembre.

Les auteurs du rapport accusent la police de n'avoir pas fait de distinction entre manifestants pacifiques et manifestants violents. Ils estiment que les autorités ont tardé à réagir et qu'elles n'ont pas pris de mesures suffisantes pour tenter d'éviter ces violations des droits de l'homme.

Lorena Recabarren, la secrétaire d'État aux droits de l'homme, du gouvernement chilien de Sebastian Pinera, conteste en partie les conclusions du rapport. « Il nous semble important, en tant que gouvernement, de préciser et clarifier plusieurs affirmations et conclusions du rapport, lesquelles, de notre point de vue, contiennent des informations erronées, ne sont pas actualisées, ou ne sont pas fidèlement décrites », a-t-elle déclaré.

À lire aussi : Le président chilien condamne les violences commises contre les manifestants

Le gouvernement souligne ainsi qu'il n'a envoyé les militaires dans la rue que pendant dix jours et pour faire face à de graves troubles à l'ordre public. La secrétaire d'État a aussi énuméré plusieurs mesures qui sont en train d'être mises en œuvre au sein des forces de l'ordre.

Mais pas plus tard que ce mardi, plusieurs personnes ont été touchées à la tête par des tirs de bombes lacrymogènes pendant une manifestation. Une adolescente de 15 ans se trouve encore entre la vie et la mort.


■ Une répression disproportionnée

Imma Guerras-Delgado est la chef de mission du Haut-Commissariat au Chili :

« La majorité des assemblées et des marches ont été pacifiques. Pourtant elles ont été gérées de manière fondamentalement répressive. Depuis le 18 octobre il y a eu un nombre élevé de violations graves des droits humains. Ces abus incluent des recours excessifs à la violence excessifs et non justifiés qui ont entraîné la mort de victimes de manière arbitraire ainsi que des cas de torture, de mauvais traitements, de violences sexuelles et détentions arbitraire. Nous avons également vus que certains groupes, comme par exemple les équipes médicales qui soignent des manifestants ont dû faire face à des obstacles pour faire leur travail. Nous faisons également référence spécifiquement aux journalistes. Certains ont été blessés alors qu'ils remplissaient le rôle de journaliste. Dans certains cas ils ont perdu un œil. »

 

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