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Pérou

Pérou: des milliers d'hectares de plantations de feuilles de coca détruits

Le gouvernement péruvien a annoncé avoir atteint son objectif d'éradication de plantations de feuilles de coca. Ici, les soldats participent à une opération visant à détruire des plantations dans le Vraem. (photo d'illustration)
Le gouvernement péruvien a annoncé avoir atteint son objectif d'éradication de plantations de feuilles de coca. Ici, les soldats participent à une opération visant à détruire des plantations dans le Vraem. (photo d'illustration) CARLOS MANDUJANO / AFP

Au Pérou, le gouvernement a annoncé ce mardi qu’il avait déjà atteint son objectif d’éradication de plantations de feuilles de coca de l’année 2019 dans les principales zones de production de drogue du pays.

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Plus de 25 000 hectares de plantations de coca ont été détruits depuis le début de l’année (25 526) dans les deux principales zones de production du Pérou, la vallée du Haut-Huallaga et le Vraem, la vallée des Fleuves Apurimac, Ené et Mantaro.

49 000 hectares de coca illégale

Ce sont des zones dangereuses où se trouvent encore de très nombreux trafiquants protégés par plusieurs centaines de combattants qui se réclament toujours de la guérilla maoïste du Sentier lumineux même si en réalité, leur activité principale n’est plus que le trafic de drogue. L’éradication manuelle puis la destruction des arbustes de coca y est donc très risquée.

Le ministre péruvien de l’Intérieur, Carlos Moran a confirmé que l’objectif annuel d’éradication de 25 000 hectares de coca avait été atteint avec plusieurs semaines d’avance. Le Pérou est avec la Colombie l'un des deux principaux pays producteurs de coca.

Les Nations Unies parlaient l’an dernier de 49 000 hectares de coca illégale. Mais au Pérou comme en Bolivie, la feuille de coca en soi n’est pas illégale. Elle est utilisée ancestralement par les communautés quichuas pour lutter contre la fatigue et contre le manque d’oxygène en altitude.

On en fait du thé de coca, des gâteaux, des shampoings, des dentifrices et toutes sortes de produits utilisant les propriétés reconnues de la feuille de coca. Les plantations légales représentent environ 10% de ce qui est planté dans le pays, soit 11 000 tonnes de feuilles. Tout le reste part dans le trafic de drogue, d’où l’importance des opérations d’éradication.

De nouvelles zones de plantations

Les trafiquants s'adaptent en permanence aux opérations anti drogue et au marché. La géographie de la coca a évolué cette année. La consommation de drogue a augmenté dans des pays comme le Brésil, l’Argentine et le Chili. Ces trois pays sont également des zones d’exportation de drogue vers les marchés émergents comme l’Asie.

Par conséquent, les trafiquants ont commencé à se rapprocher de ces pays et à défricher de nouvelles zones de plantations en région amazonienne, par exemple sur la triple frontière entre le Pérou, la Colombie et le Brésil, à Madre de Dios mais également dans la région tropicale de Puno, proche de la Bolivie et du Brésil.

Ces nouvelles plantations se multiplient dans des zones protégées, des réserves naturelles, ce qui est très inquiétant. Ces plantations provoquent évidemment de la déforestation et une menace sur les populations indigènes de l’Amazonie, notamment les tribus très fragiles qui sont encore en isolement volontaire.

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