Accéder au contenu principal
Mexique

Le Mexique dénonce le harcèlement de son ambassade à La Paz en Bolivie

Des policiers près de l'ambassade du Mexique à La Paz, en Bolivie, le 24 décembre 2019.
Des policiers près de l'ambassade du Mexique à La Paz, en Bolivie, le 24 décembre 2019. REUTERS/David Mercado

La tension monte entre le Mexique et la Bolivie. Au centre du différend, il y a l'ambassade du Mexique à La Paz, où sont réfugiés depuis près de deux mois des proches de l'ex-président bolivien Evo Morales.

Publicité

Des policiers et militaires boliviens encerclent l'ambassade du Mexique à La Paz et enregistrent les mouvements de toute personne qui entre ou sort du bâtiment. Selon un communiqué du gouvernement mexicain, des drones de surveillance ont été détectés. Chaque déplacement de diplomates mexicains est suivi par des agents boliviens motorisés.

►À lire aussi : Le Bolivien Evo Morales part chercher l'asile politique au Mexique

La situation est intenable, fustigent les autorités mexicaines qui appellent le gouvernement bolivien à respecter l'inviolabilité de leurs locaux diplomatiques et à cesser ce qui est qualifié de « siège » de leur ambassade.

Intimider le personnel diplomatique

Le gouvernement mexicain accuse désormais les autorités boliviennes d'harceler et d'intimider son personnel diplomatique à La Paz. Mexico soupçonne derrière ces agissements des motivations politiques. Une vingtaine de hauts fonctionnaires de l’ex-président bolivien Evo Morales, dont deux anciens ministres, sont réfugiés dans l’enceinte de sa représentation diplomatique pour demander l’asile.

Mais le nouveau gouvernement bolivien veut éviter qu’ils ne quittent le pays. Accusés d'être impliqués dans les violences post-électorales qui ont secoué la Bolivie en novembre, tous sont visés par des mandats d’arrêt.

« Protéger » la délégation mexicaine

Alors, le ministre mexicain des Affaires étrangères a convoqué pour ce jeudi 26 décembre le chargé d'affaires de la Bolivie à Mexico pour s'expliquer. De son côté l’équipe de la présidente bolivienne par intérim, Jeanine Añes, rejette les accusations. Elle dit au contraire vouloir « protéger » la représentation diplomatique mexicaine de « possibles attaques de la part de mouvements sociaux et autochtones », proches d'Evo Morales.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.