Accéder au contenu principal
La revue de presse des Amériques

À la Une: McDonald’s condamné au Pérou

Des personnes manifestent devant un restaurant McDonald's fermé, après la mort des deux adolescents, à Lima, au Pérou, le 21 décembre 2019.
Des personnes manifestent devant un restaurant McDonald's fermé, après la mort des deux adolescents, à Lima, au Pérou, le 21 décembre 2019. REUTERS/Guadalupe Pardo

Publicité

Mi-décembre, deux jeunes employés de la chaîne de fast-food sont morts électrocutés en nettoyant une machine à boisson d’un restaurant de Lima. L'inspection du Travail au Pérou a conclu jeudi 26 décembre que McDonald's avait commis six infractions graves en matière de santé et de sécurité au travail. Correo et La Republica publient son communiqué. Au chapitre des infractions : pas d'évaluation des risques, pas de contrôle périodique des conditions de travail, pas d'avertissement sur les risques encourus par le personnel. « De plus, même si la direction du restaurant était au courant des dommages subis par le distributeur de boissons gazeuses, il n'a pas pris de mesures et n'a pas assuré les conditions de sécurité nécessaires ». L’amende proposée par l’agence nationale : près de 230 000 euros.

Brésil : nouvelle plainte contre Lula dans l’affaire Odebrecht

La police fédérale a inculpé l'ancien président et trois autres personnes de corruption passive et de blanchiment d'argent, écrit O Globo. Ils sont accusés d'avoir reçu des dons irréguliers de l'entreprise de construction brésilienne Odebrecht via l'Institut Lula. L'équivalent d'environ 885 000 euros a été versé entre décembre 2013 et mars 2014, note El Comercio, en Équateur. Des sommes ensuite transférées sur un compte au bénéfice du Parti des travailleurs, de Lula. Caras y Caretas, un média uruguayen, parle de « persécution incessante ». Lula est sorti de prison le mois dernier. Il a déjà été condamné dans deux procès et son nom est cité dans sept autres. Lui nie toute malversation. Son avocat soutient que les dons à l'Institut Lula étaient formels et d'origine identifiée.

Canada : Denise Bombardier revient sur l’affaire Matzneff

L’écrivaine et chroniqueuse canadienne Denise Bombardier revient sur sa prise de bec avec un auteur français sur un plateau de télé dans les années 90. La vidéo fait le buzz depuis l'annonce de la publication du livre Le Consentement par Vanessa Springora. Dans ce livre autobiographique, l’auteure et éditrice française raconte la relation abusive qu’elle a subie aux mains d'un écrivain primé, Gabriel Matzneff. Ce dernier a longtemps raconté, librement, ses relations sexuelles avec des adolescentes, notamment sur les plateaux télés, comme ce jour de 1990, dans la célèbre émission de Bernard Pivot, Apostrophes. La Canadienne Denise Bombardier est alors la seule à s'insurger et à expliquer qu'écrire des livres ne peut servir d'alibi à la pédophilie.

L'écrivaine, qui se confie aujourd'hui au quotidien Le Devoir, « garde en mémoire la pluie d’insultes et de chroniques d’opinion qui ont déferlé à son sujet dans les jours - et les années - suivant la diffusion de l’émission ». « J’ai été traitée de "mal-baisée" partout, raconte-t-elle. On m’a dit de retourner à ma banquise ». « Ça dit qu’il y avait quelque chose de pourri dans le milieu littéraire [parisien], poursuit Denise Bombardier. C’était des clans, des renvois d’ascenseur. Du copinage ». Un copinage dont elle dit avoir fait les frais, « boycottée par tous ces milieux durant trente ans ». « Ceux qui étaient trop jeunes à l’époque découvrent l’horreur (...), estime Denise Bombardier. C’est le choc. Et c’est aussi le choc des générations ».

Argentine : marche arrière dans la région vinicole de Mendoza

Le gouverneur de la province, Rodolfo Suarez, a suspendu sa réforme de la loi 7722, qui protège les ressources en eau de la province. Il prévoyait de la modifier, rappelle El Cronista, pour créer des emplois dans une province où le taux de pauvreté atteint les 40 %. Il autorisait les usines à s'installer dans la région et utiliser des substances chimiques comme le cyanure et l'acide sulfurique. Inquiets des risques de contamination, la population avait manifesté dès le lendemain du vote de la réforme par le Sénat. Lundi, la protestation avait fait plusieurs blessés. La loi ne sera donc pas modifiée en l'état mais le gouverneur de Mendoza ne veut pas s'arrêter là. Il promet un grand débat sur la question, explique Buenos Aires Times, avec les différents acteurs de la province dans les prochaines semaines : « l'Église, les universités, les syndicats, les partis politiques, les organisations internationales ». « Je serai personnellement présent au débat », souligne-t-il.

La fin des calèches dans le Vieux-Montréal ?

Elles sont prisées par les touristes, mais dénoncées par les défenseurs des animaux : les calèches seront officiellement interdites dans le Vieux-Montréal dès le 1er janvier 2020. Le conseil municipal avait adopté ce règlement en 2018. Mais « loin de baisser les bras, explique le quotidien La Presse, des cochers se préparent à défier le règlement (...). Au lieu de vendre des balades à environ 30 dollars la demi-heure, ils entendent offrir gracieusement des tours de calèches tirées par leurs chevaux ». « Le règlement stipule qu’il est interdit d’exercer le commerce. Rien n’indique qu’on ne peut pas offrir des tours gratuitement ou accepter des dons », explique l'un d'entre eux. En vertu du nouveau règlement, « une somme de 1000$ sera versée pour chaque cheval confié à une pension en partenariat avec la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) ». Mais pour l’heure, « seul un cocher en a bénéficié », explique La Presse. Les autres conducteurs de calèche estiment « que le prix offert par la ville est inférieur à celui qu’offrirait une boucherie ».

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.