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Revue de presse des Amériques

À la Une: la réplique de l’Iran contre deux bases américaines en Irak

Un champ frappé par un missile iranien aux abords d'Erbil, en Irak, le 8 janvier 2020.
Un champ frappé par un missile iranien aux abords d'Erbil, en Irak, le 8 janvier 2020. Blesa Shaways/via REUTERS

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Dans la nuit de mardi à mercredi, l’Iran a frappé deux bases américaines en Irak, en riposte à l’attaque américaine qui a coûté la vie au général Qassem Souleimani. Si du côté iranien on annonce un bilan avec des dizaines de morts et des centaines de blessés, du côté américain, rien n’a filtré pour l’instant. Ce sont les bases d’Aïn al-Assad, dans l’ouest de l’Irak et d’Erbil, en territoire kurde dans le nord du pays, qui ont été visés, détaille le New York Times. Selon le Pentagone « plus d’une douzaine » de missiles auraient été tirés. Un chiffre révisé à la hausse par les autorités iraniennes qui parlent de trente missiles balistiques, selon le New York Times. Pour l’instant, aucun bilan officiel n’a été communiqué par la Maison Blanche, ni en termes de victimes, ni en termes de dégâts. Le président américain Donald Trump dit suivre l’évolution de la situation de très près lui qui avait visité la base d’Aïn al-Assad en décembre 2018. Il devrait tenir une conférence de presse très prochainement. Mais du côté des autorités iraniennes, on parle de 80 soldats américains tués, précise le Washington Post.

Toute la classe politique américaine, que ce soit du côté démocrate ou du côté républicain, dit prier pour la vie des soldats américains selon USA Today. Nancy Pelosi, la cheffe de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, appelle à mettre fin aux provocations des deux côtés et réclame un cessez-le-feu à l’Iran. « L’Amérique et le monde ne peuvent se permettre une guerre », a-t-elle notamment écrit sur les réseaux sociaux. Le sénateur républicain Lindsey Graham, proche de Donald Trump, estimait sur Fox News que ces attaques « sont un acte de guerre », dans des propos repris par USA Today. Pour Marco Rubio, sénateur républicain, l’heure est à l’unité. Ensuite seulement viendra le moment de débattre de la politique américaine à l’égard de l’Iran.

Profil bas du côté des alliés des Américains en Irak

« L’armée canadienne pratique la discrétion » comme le titre ce matin Le Devoir. Selon le quotidien : les menaces de représailles entre l’Iran et les États-Unis « ont forcé le Canada à suspendre sa mission d’entraînement des forces irakiennes ». Quelques heures avant que l’Iran ne bombarde des installations militaires américaines en Irak, précise Le Devoir, le chef d’état-major de la Défense canadienne avait annoncé qu’« au cours des prochains jours, une partie des effectifs quittera temporairement l’Irak pour s’installer au Koweït », où l’armée canadienne a accès à une base militaire. Une décision qui fait suite à celle de l’Allemagne et d’autres pays alliés de retirer eux aussi certains de leurs militaires en Irak détaille Le Devoir.

Crash d’un avion ukrainien avec soixante-trois Canadiens à son bord

Une information qui fait bien entendu la Une de la presse canadienne. L’avion de la compagnie Ukraine International Airlines, un Boeing 737-800, qui se dirigeait vers Kiev comptait 176 personnes à bord, avec 167 passagers, dont un tiers de Canadiens, selon le site de Radio-Canada.

D’après la diplomatie ukrainienne, il n’y a aucun survivant. Selon les premiers éléments d’information, l’avion qui aurait pris feu se serait écrasé sur le territoire de la ville de Chahriar, à l’ouest de Téhéran, juste après son décollage de l’aéroport de la capitale iranienne. Selon The Globe and Mail, cette compagnie ukrainienne était très utilisée par la communauté iranienne, très importante à Toronto. 82 Iraniens étaient également à bord de cet appareil, ainsi que onze Ukrainiens, dix Suédois, quatre Afghans, trois Allemands et trois Britanniques.

État d’urgence déclaré après un nouveau séisme à Porto Rico

Cette île des Caraïbes qui est un État libre, mais associé aux États-Unis ne s’était pas encore remise du passage des ouragans Irma et Maria en 2017. Et comme le détaille le quotidien Primera Hora, la multiplication des secousses depuis le 28 décembre dernier a obligé le président américain Donald Trump a déclaré l’état d’urgence à la demande des autorités locales. Ce mardi, une secousse de 6,4 sur l’échelle de Richter a été ressentie dans le sud de l’île.

Selon El Vocero qui se base sur des estimations de différents économistes, les dégâts occasionnés par cette dernière secousse pourraient atteindre 200 millions de dollars, alors que le PIB de l’île est de cent millions de dollars. Une personne de soixante-treize ans est décédée écrasée par un mur qui n’a pas résisté. Depuis : des centaines de personnes se sont réfugiées. Certaines refusent de rentrer chez elle de peur que leur maison ne s’effondre, explique El Nuevo dia pour qui les séquelles de cette dernière secousse démontrent la fragilité de Porto Rico.

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