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la revue de presse des Amériques

À la Une: 10 ans pour rien en Haïti

Haïti, après le séisme de 2010.
Haïti, après le séisme de 2010. RFI/Sébastien Bonijol

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Il y a 10 ans, le 12 janvier 2010, un séisme de magnitude 7 dévastait Haïti. Dimanche, jour de commémoration, sera-t-il un « jour de désespérance ou d’espérance ? » s’interroge Le Nouvelliste. « Cela fait dix ans que nous avons perdu notre innocence. (...) Cela fait dix ans que nous occultons tous les jours les voix qui se sont tues à jamais le 12 janvier 2010 à 16 heures et 53 minutes ».

Pour le journal, les Haïtiens ne font pas leur travail de mémoire. « On ne marque pas ce jour funeste par un congé. Pas de mémorial national ou un espace envahi par les squatters sans respect pour nos disparus ». « Avons-nous compté nos morts ? En tant que nation, savons-nous combien de nos fils, de nos filles sont partis pour ne plus revenir ? Un peuple sans mémoire est condamné à refaire les mêmes erreurs ». Quant à la reconstruction, « l’argent promis par l’international » s’est « envolé en fumée ». « Pas un immeuble reconstruit, pas une infrastructure mise sur pied ».

Le système de santé peine à se relever

« La situation n’est pas meilleure qu’avant le séisme », poursuit Le Nouvelliste dans un autre papier. « L’importante aide humanitaire reçue au lendemain du tremblement de terre n’a résolu que des problèmes ponctuels. Aujourd’hui, avec un patient se trouvant entre la vie et la mort, il faut faire le tour de Port-au-Prince pour trouver un hôpital pouvant le prendre en charge ». Pourquoi cette reconstruction n’a pas été entamée, s’emporte Le National. « Le séisme du 12 janvier 2010 a été un véritable laboratoire de cleptomanie, de nonchalance humanitaire, sur fond de quête d’opportunités ». Pour le journal, « 10 ans plus tard le traumatisme perdure » et les Haïtiens « sont devenus encore plus désarmés face aux catastrophes ».

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Iran : « L’avion a été abattu »

Au Canada, la une des journaux est toujours consacrée au crash d’un avion ukrainien au décollage à Téhéran. Il a fait 176 morts, dont 63 Canadiens. La presse canadienne reprend les déclarations du Premier ministre Justin Trudeau jeudi. « L’avion a été abattu », titrent en une le Globe and Mail et le Toronto Sun. « Probablement abattu par un missile iranien selon Justin Trudeau », précise le Toronto Star, qui publie des photos extraites de la vidéo du supposé tir de missile sur l’avion, obtenue par le New York Times. Le Canada va maintenant envoyer une équipe d’experts sur place, « mais les représentants consulaires canadiens font des pieds et des mains pour obtenir des visas d’entrée en Iran, car Ottawa a rompu les liens diplomatiques avec ce pays il y a huit ans ».

Selon le Toronto Star, le Canada paye aujourd’hui cette décision. Décision « prise par [le précédent Premier ministre conservateur] Harper et soutenue par les libéraux de Trudeau ». « Sans relation officielle, le Canada doit compter sur l’Italie pour faire passer ses demandes et coordonner la diplomatie avec Téhéran ». Le drame a donné lieu à un coup de fil rare entre les deux chefs de la diplomatie mercredi, raconte le Globe and Mail, qui revient aussi sur les veillées à la bougie, en hommage aux victimes dans plusieurs villes du Canada. « L’écheveau des relations entre le Canada et les États-Unis se particularise soudain en raison, ô ironie, d’un missile potentiellement lancé par erreur, écrit Le Devoir. Justin Trudeau craignait pour la sécurité de ses militaires au Moyen-Orient ? Voilà qu’il se retrouve avec 63 victimes civiles sur les bras, sacrifiées par la joute américano-iranienne ».

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Bolivie : un ancien président officialise sa candidature

Il ne s’agit pas d’Evo Morales, mais de Jorge Quiroga, connu en Bolivie sous le nom de Tuto, qui a officialisé jeudi sa candidature. Il avait été à la tête du pays d’août 2001 à août 2002 et il a présenté hier les points clés de son programme, explique La Razon. « La nationalisation des chemins de fer, la distribution d’actions de sociétés publiques » stratégiques ou encore une « réforme constitutionnelle ». Cela fait donc six candidats à l’élection présidentielle du 3 mai et avec Quiroga « la possibilité de réaliser un front uni pour faire face au MAS s’éloigne encore plus », écrit Pagina Siete. Le MAS, parti d’Evo Morales, a confirmé sa participation, mais n’a pas encore annoncé le nom de son candidat.

États-Unis : un ticket Bloomberg-Abrams ?

La campagne pour la présidentielle bat son plein également aux États-Unis. Candidat démocrate à la primaire, Michael Bloomberg est de passage en Géorgie ce vendredi. Il a prévu d’y rencontrer Stacey Abrams, « l’une des nouvelles coqueluches démocrates », note le Journal de Québec, « depuis sa campagne pour l’élection au poste de gouverneur de l’État en 2018 ». « Première candidate noire dans cet État traditionnellement républicain », « elle avait reçu "500 000 $" de la part de Bloomberg » à l’époque, note le quotidien. Le Journal de Québec se demande si le milliardaire ne tenterait pas de se rapprocher de Stacey Abrams avec l’idée, pourquoi pas, de la proposer au poste de vice-présidente, ce qui « équivaudrait à marquer des points importants auprès d’un électorat qui pourrait bien faire la différence dans certains États ».

Équateur : le Mexique accorde l’asile à quatre députés d’opposition

Il s’agit de proches de l’ex-président Rafael Correa qui s’étaient réfugiés depuis 86 jours à l’ambassade mexicaine de Quito. Ces députés de l’opposition équatorienne se disent persécutés depuis la crise sociale du mois d’octobre. Avec leurs conjoints, ils ont pris un vol commercial pour Mexico jeudi matin.

Problème : ces personnes sont toujours officiellement députés, note El Comercio. Des voix s’élèvent pour que leurs suppléants soient titularisés. « Ils rejoignent l’ancien ministre des Affaires étrangères, qui a également reçu l’asile », précise La Hora.Le Mexique a accordé l’asile à sept autres personnes. Quito a « facilité » leur transfert de l’ambassade à l’aéroport. « Derrière le discours de la persécution politique se cache l’intérêt d’un secteur qui cherche l’impunité », déclare pourtant l’actuel chef de la diplomatie.

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