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Canada / Justice

Canada: le dirigeant d'une entreprise de BTP lourdement condamné pour corruption

Vue aérienne du palais de Justice de Montréal le 20 juin 2019.
Vue aérienne du palais de Justice de Montréal le 20 juin 2019. Sebastien St-Jean / AFP

Jugé coupable par un jury en décembre dernier de corruption et d’avoir reçu des pots de vin, un ancien dirigeant de SNC-Lavalin, Sami Bebawi, 73 ans, a été condamné à 8 ans de prison. Cet ancien vice-président de l’entreprise de BTP, aurait empoché des millions d’euros de la part des autorités libyennes à la fin des années 90.

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Avec notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas

L’histoire de corruption entre Sami Bebawi et le régime Libyen commence lors d’un grand chantier visant à acheminer de l’eau à des villes côtières. La société d’État de ce pays désertique refuse de payer des frais supplémentaires à SNC-Lavalin.

Pour dénouer la crise, le dirigeant verse de l’argent directement à Saadi Khadafi, le fils du dirigent libyen. Dès lors, cette pratique devient la façon de faire pour permettre à l’entreprise québécoise de décrocher des marchés publics dans ce pays.

L’achat d’un yacht de presqu’une vingtaine de millions d’euros à Saadi permet ainsi à SNC-Lavalin d’obtenir un contrat de 800 millions d’euros. Au passage, le vice-président Sami Bebawi se sert généreusement. Suspecté par la police, il tente même d’acheter un témoin important de ses malversations.

En lui donnant sa sentence, le juge québécois a concédé que beaucoup d’entreprises de BTP adoptent de telles pratiques. Il considère cependant que les lois canadiennes doivent être respectées dans un État de droit.

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