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Revue de presse des Amériques

À la Une: un attentat déjoué contre l'ancien leader des FARC

Le président du parti des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC), Rodrigo Londoño, lors d'une conférence de presse à Bogota, Colombie, le 29 août 2019.
Le président du parti des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC), Rodrigo Londoño, lors d'une conférence de presse à Bogota, Colombie, le 29 août 2019. AFP/ Raul Arboleda

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En Colombie, deux hommes ont été tués lors d'une opération des forces spéciales. Ils sont accusés d'avoir reçu l'ordre d'éliminer Rodrigo Londoño, alias Timochenko, l'ancien leader de la guérilla et aujourd'hui président du parti FARC. Selon le directeur de la police nationale, cité par El Tiempo, les commanditaires de cette tentative d'assassinat ne seraient autres qu'El Paisa et Ivan Marquez, deux autres anciens dirigeants des FARC entrés dans la dissidence après la signature de l'accord de paix entre Bogota et la guérilla. Ils vivent aujourd'hui au Venezuela. C'est une source, explique El Espectador, qui a divulgué à la police l'identité des tueurs présumés.

Toujours en Colombie, le président Ivan Duque répond aux révélations du journal Semana ce week-end. « Tolérance zéro, dit-il, pour tout comportement des forces de l'ordre allant à l'encontre de la Constitution et de la loi. » « Les pommes pourries […] seront sanctionnées de façon exemplaire. » Ces déclarations font suite à l'enquête de Semana. Le quotidien a révélé samedi que « certaines unités de l'armée se sont consacrées au cours de l'année écoulée à déplacer leurs unités mobiles et à utiliser leur matériel de pointe pour surveiller certains journalistes, des hommes politiques, des magistrats, et même des colonels, des généraux et des commandants d'autres unités ». 

Un espionnage et des intimidations dont a été victime le personnel de Semana, avec entre autres, « l'envoi de bulletins de vote et de pierres tombales, la surveillance du rédacteur en chef et des journalistes, et des équipes d'interception tactique au pied des locaux ». Dans El Espectador, le maire de Cali dénonce lui aussi la découverte de deux micros dans son bureau pour écouter ses conversations privées.

Texas : le gouverneur républicain sous le feu des critiques

Aux États-Unis, le gouverneur Greg Abbott a annoncé vendredi que son État, le Texas, refusait désormais d'accueillir de nouveaux réfugiés. L’élu républicain estime que le Texas a « fait sa part ». Les États ont le droit de prendre une telle décision depuis un décret émis en septembre par le président Trump, explique The Hill. Cette mesure est néanmoins très critiquée ce week-end par les grands journaux du Texas.

C'est « choquant et incompréhensible », juge le Houston Chronicle, qui rappelle la longue tradition d'accueil des migrants au Texas. Même chose pour le Dallas Morning News. « Le Texas est le seul État à tourner le dos aux réfugiés, et nous devrions avoir honte », écrit l'éditorialiste. « On ne parle pas ici de faire une entorse à notre droit frontalier, ce que ce journal soutient. Il s'agit de faire de la place aux personnes dont la demande d'asile est claire et approuvée. »

Bolivie : milices armées par Evo Morales ?

Les journaux boliviens réagissent à une annonce d’Evo Morales. L’ancien président, qui est en exil depuis tout juste un mois en Argentine, a promis de créer des milices armées, à l'image des colectivos au Venezuela, s'il revenait au pays. Ce projet est qualifié de « menace » par Los Tiempos et suscite « la condamnation de différents secteurs ». Son propre parti, le MAS, « a réagi avec prudence et évite d'évoquer la question avec les journalistes ». Pour des opposants à l'ancien président, comme Carlos Mesa, cette annonce démontre « les véritables intentions de Morales ». Pour la présidente par intérim Jeanine Áñez, « la paix, la réconciliation et la démocratie n'ont jamais été des options pour lui ».

Porto Rico : le coût des séismes

Dans cinq des six municipalités les plus touchées par les séismes incessants de ces dernières semaines, les dégâts se chiffrent à « 460 millions de dollars ». Un chiffre encore provisoire mais déjà largement supérieur, explique El Nuevo Dia, à l'estimation du gouvernement central. « Le problème majeur [...] sera de s'occuper efficacement de plus de 3 000 familles qui ont été évacuées car leur maison s'est effondrée ou risquait de s'écrouler. » L'économie perd « 90 millions de dollars par jour », selon les calculs d'un professeur d'économie de l'Université de Porto Rico, en raison de la baisse de production dans les manufactures et dans les commerces car les séismes ont entrainé des pannes d'électricité. Les répliques devraient se poursuivre au moins jusqu'au 20 janvier, selon les sismologues cités par le journal portoricain.

Diego, bête de sexe

Une jolie histoire pour finir : celle de Diego, une tortue géante qui a réussi à sauver son espèce de l'extinction, raconte le New York Times, en se reproduisant… de manière compulsive. Diego est le géniteur d'environ 40 % des 2 000 bébés tortues nées depuis les années 70, le moment où Diego - venu d’un zoo de San Diego - a été introduit dans un élevage pour tenter de sauver cette espèce sur les îles Galapagos.

Cette histoire passionne le journal américain qui avait déjà consacré un long papier à Diego en 2017. Il souligne aujourd’hui que la tortue « a fait preuve d'une libido exceptionnelle » et n'a jamais eu de problème pour trouver une partenaire malgré son grand âge : plus de cent ans !

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