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Venezuela

Venezuela: des «tirs» obligent Juan Guaido à tenir une séance hors du Parlement

L'opposant Juan Guaido a renoncé à présider une séance du Parlement dans l’hémicycle. Des députés de l'opposition ont affirmé que des groupes de civils armés, soutien de Nicolas Maduro, leur ont tiré dessus.
L'opposant Juan Guaido a renoncé à présider une séance du Parlement dans l’hémicycle. Des députés de l'opposition ont affirmé que des groupes de civils armés, soutien de Nicolas Maduro, leur ont tiré dessus. YURI CORTEZ / AFP

Au Venezuela, l’accès au Parlement a de nouveau été bloqué par des militaires ce mercredi 15 janvier alors que l’opposant Juan Guaido devait y tenir une séance.

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Une nouvelle fois, Juan Guaido s'est heurté à un mur. Alors que l'opposant à Nicolas Maduro devait tenir une séance au Parlement, tout le quartier du palais législatif a été bouclé par l’armée. Mais ce mercredi, se trouvaient également là des groupes de motards identifiés comme étant des « colectivos », des groupes de civils armés proches du gouvernement.

Depuis le siège d’un parti d’opposition, le député Carlos Prosperi a annoncé que la séance aurait lieu quoi qu’il arrive. « S’ils nous interdisent l’accès, comme ils l’ont déjà fait, nous allons tenir la séance dans un autre endroit que le palais législatif. Car l’Assemblée nationale n’est pas représentée par un lieu, mais bien par plus de 100 députés. Mais avant, nous allons constater la militarisation du Parlement », a annoncé Carlos Prosperi.

Une petite dizaine de députés se sont dirigés vers l’Assemblée, suivie d’une myriade de journalistes. Mais à peine arrivé dans le quartier du Parlement, le cortège a été pris d’assaut par des civils, raconte notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille. Des pierres leur ont été jetées, certains ont été agressés, d’autres ont même dit avoir entendu des coups de feu. De retour à la case départ, la voiture de laquelle est sorti le député Renzo Prieto a eu les vitres brisées ou marquées d’impacts. « Ils ont tiré, ils ont essayé d’ouvrir les véhicules dans lesquels on se trouvait mais, grâce à nos chauffeurs, nous avons pu sortir de là », a-t-il décrit.

« Un attentat »

« C'est un attentat fomenté par la dictature », s'est indigné Juan Guaido, qui tente, sans succès, d'évincer le président socialiste depuis un an. « Il y a un impact de balle sur la fenêtre du conducteur de mon véhicule », a-t-il ajouté.

Fort de sa réélection le dimanche 5 janvier à la tête du Parlement unicaméral, seule institution contrôlée par l'opposition, l'opposant comptait présider une séance parlementaire consacrée à la Journée des instituteurs et institutrices. Privés d’hémicycle, la centaine de députés qui soutient toujours Juan Guaido n’ont eu d’autre choix que d’en improviser un autre, dans la banlieue de Caracas, à El Hatillo. La séance parlementaire s'est tenue à la mi-journée.

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