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Argentine

Argentine: le péroniste Alberto Fernandez vainqueur dès le premier tour

Alberto Fernandez et sa colistière, l'ex-présidente Cristina Kirchner, après leur victoire au premier tour, le 27 octobre à Buenos Aires.
Alberto Fernandez et sa colistière, l'ex-présidente Cristina Kirchner, après leur victoire au premier tour, le 27 octobre à Buenos Aires. REUTERS/Agustin Marcarian

Le péroniste Alberto Fernandez a remporté dimanche la présidentielle argentine face au chef de l’État sortant, le libéral Mauricio Macri.

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Les Argentins ont donc choisi le retour au péronisme. Le candidat de centre-gauche Alberto Fernandez a remporté, dès le premier tour dimanche, l'élection présidentielle avec plus de 47% des voix, contre un peu plus de 41% pour le président sortant Mauricio Macri. Selon le ministère de l'Intérieur, plus de 80% des Argentins sont allés voter.

Relancer l'économie

Dès ce lundi, le contrôle des changes a été renforcé afin de limiter la saignée qui a fait perdre 23 milliards de dollars à la Banque centrale depuis les primaires du 11 août. Objectif : éviter que le pays se retrouve sans réserves monétaires le 10 décembre, date de prise de fonctions du nouveau président, explique notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet.

C’est ainsi que commence une transition longue – six semaines – et d’autant plus délicate que Mauricio Macri et Alberto Fernandez ne se parlent pas.

Il faudra pourtant qu’ils le fassent, afin que leurs équipes se rapprochent et commencent à travailler ensemble pour rassurer les marchés, mais aussi l’Argentin de la rue, toujours prêt à réagir de manière intempestive en cas d’incertitude. Une rencontre est prévue ce lundi. Et si la transition ne se passe pas trop mal, restera au président élu à bien préparer l’après-10 décembre.

Alberto Fernandez a promis de relancer une économie en récession depuis dix-huit mois, de diminuer progressivement l’inflation tout en améliorant le pouvoir d’achat, et de renégocier sans casse la dette avec le FMI et les investisseurs privés. Ce sera d’autant plus difficile qu’il n’aura pas toute la main sur un gouvernement où pèsera aussi, entre autres dirigeants péronistes, sa colistière, l’ancienne présidente Cristina Kirchner.

« Nous allons construire l’Argentine que nous méritons »

En attendant, dimanche soir, une foule de sympathisants du candidat péroniste s'est réunie devant son siège de campagne, à Buenos Aires, pour l'acclamer, rapporte notre correspondante dans la capitale, Aude Villiers-Moriamé

Dans la foule, Ruben Toco, 63 ans, soulagé de pouvoir tourner la page du gouvernement de Mauricio Macri : « C’est douloureux de voir la pauvreté et la misère qu’a créées ce gouvernement. Ça fait mal de voir toutes les fermetures d’usines, les gens sans travail. Je crois que, finalement, les Argentins se sont fatigués. »

À l'heure actuelle, 35% des Argentins vivent sous le seuil de pauvreté. Sous le gouvernement de Mauricio Macri, l’inflation et le chômage ont explosé. Lors de son discours, Alberto Fernandez a promis de sortir l’Argentine de la crise. « Nous allons construire l’Argentine que nous méritons. Car nous ne sommes pas condamnés à vivre dans ces conditions ! Nous allons nous insérer dignement sur la scène internationale ! Nous allons construire le pays dont ont rêvé nos ancêtres ! », a-t-il lancé.

La foule à Cordoba pour célébrer la victoire d'Alberto Fernandez.
La foule à Cordoba pour célébrer la victoire d'Alberto Fernandez. RFI/Pauline Gleize

Les péronistes ont aussi fêté le résultat à Cordoba, la deuxième ville du pays, qui a majoritairement voté pour Mauricio Macri (à plus de 61%, selon Clarin).

Maintenant, on place notre espoir en Alberto Fernandez. Tout va changer, tout !

 

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