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Chine

En Chine, les manifestations pour soutenir les révoltes arabes ont tourné court

Arrestation d'un manifestant devant le cinéma de la paix à Shanghai, le 20 février 2011.
Arrestation d'un manifestant devant le cinéma de la paix à Shanghai, le 20 février 2011. Reuters/Carlos Barria

En Chine, des appels à manifester pour soutenir les révolutions dans les pays arabes ont été postés sur internet. Des points de rendez-vous avaient été fixés samedi 20 février 2011 dans 13 villes, notamment à Pékin et Shanghai. Mais les quelques manifestants mobilisés ont rapidement été arrêtés.

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Avec notre correspondante à Shanghai, Delphine Sureau

A Shanghai, le rendez-vous avait été fixé en début d’après-midi au cœur de la ville, sur la place du Peuple. Seules 6 personnes ont répondu à l’appel, avant d’être interpellées par la police, qui les attendait.

Les manifestants étaient plus nombreux à Pékin, mais toujours discrets : une centaine de personnes rassemblées sans banderoles dans la rue commerçante de Wangfujing, très vite dispersées par la police.

Au total, les appels à manifester, diffusés par des dissidents chinois réfugiés à l’étranger, concernaient 13 grandes villes du pays. L’objectif étant de mener en Chine une «révolution du Jasmin», à l’image du soulèvement populaire en Tunisie. L’invitation encourageait particulièrement les chômeurs et les victimes d’expulsions forcées à se déplacer pour réclamer la liberté et la démocratie.

Un appel que les autorités ont pris très au sérieux. Dès hier, une quinzaine de militants des droits de l'homme ont été placés en détention provisoire ou consignés chez eux.

Depuis le début des révoltes dans le monde arabe, Pékin cherche à restreindre la couverture médiatique et l’impact de ces soulèvements. En commençant par la censure d’internet. Après le mot «Egypte», c’est le mot «jasmin» qui n’a plus le droit de cité sur les forums chinois.

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