Accéder au contenu principal
Inde

Inde : après le triple attentat, les autorités restent prudentes sur les pistes éventuelles

Le Premier ministre indien Mammohan Singh s'adresse aux médias le 14 juillet à Bombay.
Le Premier ministre indien Mammohan Singh s'adresse aux médias le 14 juillet à Bombay. REUTERS/Danish Siddiqui

Ce sont des bombes artisanales rudimentaires qui ont explosé mercredi à Bombay, des engins composés de nitrate d'ammonium, un produit utilisé comme engrais, a annoncé le ministre indien de l'Intérieur, après le triple attentat qui a fait au moins 17 morts et plus de 130 blessés. Les autorités précisent qu'aucune piste n'est écartée, « tous les groupes hostiles à l'Inde sont dans le viseur », précise le ministre. Le Premier ministre Manmohan Singh a fait pour sa part le déplacement hier 14 juillet dans la capitale économique indienne pour rendre visite aux victimes et faire un point sur la situation.

Publicité

Avec notre correspondant à Bombay, Sébastien Farcis

« Je suis venu à Bombay pour partager la peine profonde de ses habitants ». C’est avec un air grave que le Premier ministre Manmohan Singh a prononcé ces mots, devant un hôpital de la capitale financière.

Il a également félicité les autorités fédérales de Bombay pour leur aide efficace envers les victimes, et promis une indemnisation de 30 000 euros par famille de personne décédée. Celle ci vient se rajouter aux 80 000 euros avancés par l’Etat de Bombay.

L’enquête, elle, avance doucement. La police est en train de chercher des pistes dans les enregistrements de caméras de sécurité placés sur les lieux des attentats. Les principaux suspects sont toujours les moudjahidines indiens, dont une cellule semble s’être réveillée ces derniers mois. Ce groupe a déjà mené plusieurs attentats, dont le dernier en date dans le pays, près de Bombay l’année dernière.

Avec notre correspondant à Islamabad, Emmanuel Derville

L'enquête sur le triple attentat de Bombay ne fait que commencer et la police n'a encore aucune piste. Islamabad espère qu'aucun groupe terroriste pakistanais n'est impliqué.

Le Pakistan entretient des relations très tendues avec les Etats-Unis qui ont suspendu 800 millions de dollars d'aide militaire la semaine dernière. Il ne veut pas subir un autre revers diplomatique que serait l'arrêt du processus de paix avec l'Inde.

Le président Zardari et le Premier ministre Gilani ont condamné les attaques de Bombay une heure seulement après les explosions. New Delhi semble avoir apprécié le geste. Ce vendredi matin, le ministre indien des Affaires étrangères, S.M Krishna, a maintenu la rencontre avec son homologue pakistanaise en Inde à la fin du mois.

Et hier, le Premier ministre pakistanais a déclaré que les attentats de mercredi ne faisaient que renforcer l'engagement d'Islamabad dans la lutte anti-terroriste. Ironie du sort, au même moment, la justice pakistanaise ordonnait la libération de Malik Ishaq, le suspect numéro un dans l'attaque contre l'équipe de cricket du Sri Lanka à Lahore en 2009. Une libération qui révèle l'incapacité des tribunaux à poursuivre les auteurs d'actes terroristes au Pakistan.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.