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Japon / Nouvel an

Nouvel an dans la tristesse au Japon

Tokyo. Bain de purification dans l'eau glacée pour le Nouvel An.
Tokyo. Bain de purification dans l'eau glacée pour le Nouvel An. © Getty Images/Junko Kimura

Le 1er janvier est l'une des fêtes les plus importantes au Japon. Les Japonais profitent de quelques jours de congés pour retrouver leurs familles. Mais ce réveillon est différent des autres. Il est empreint de tristesse. Les Japonais ne peuvent pas oublier le séisme et le tsunami géant du 11 mars et l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima qui n'est toujours pas résolu.

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Le nouvel an japonais est plus qu’une page qui se tourne. Il est avant tout un rite du renouvellement. Les trois quarts des Japonais se rendent dans leur temple bouddhiste, leur sanctuaire shintoïste. A minuit, les cloches des temples sonnent 108 coups pour chasser les 108 mauvaises pensées accumulées. Devant l’autel, on frappe trois fois dans les mains. On fait silencieusement un vœu. Un autre grand rite du nouvel an est l’envoi de millions de cartes de vœux.

Mais cette année, c’est différent. Beaucoup de Japonais ne sont pas d’humeur à invoquer leurs divinités, à faire des vœux. Beaucoup renoncent aussi à envoyer des cartes. Ils ne sont pas heureux, ils sont tristes.

Dans le nord-est du Japon, le Toroku, le séisme, le tsunami géant, l’accident nucléaire de Fukushima ont changé la vie de plusieurs millions de Japonais. Les survivants se sentent coupables d’avoir survécu. D’autres ne supportent pas de vivre dans des habitations temporaires, dispersées à travers tout le pays.

Mais le gouvernement cherche à tourner la page de Fukushima. « C’est réglé. Vous pouvez rentrer chez vous », répète-t-il aux victimes de l’accident nucléaire. Mais à Fukushima, dans le nord-est du Japon, tout le monde sait que rien n’est réglé et ceux qui ont tout perdu -à commencer par des parents- n’arrivent même pas à tourner la dernière page de l'année 2011.
 

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