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Indonésie

La tension règne toujours à la prison Kerobokan de Bali ‎

Les policiers montent la garde à la porte de la prison de Kerobokan sur l'île indonésienne de Bali, après une émeute le 23 février 2012.
Les policiers montent la garde à la porte de la prison de Kerobokan sur l'île indonésienne de Bali, après une émeute le 23 février 2012. REUTERS/Zul Edoardo

En Indonésie, une mutinerie est toujours en cours dans la prison de Kerobokan, sur l'île de Bali. Les incidents auraient éclaté après un énième épisode de violence entre détenus, le mardi 21 février 2012, déclenchant des représailles. Les détenus ont allumé des incendies, chassé les surveillants hors de la prison et harcelé les forces de l'ordre en leur jetant des pierres. Des centaines de policiers et de soldats venus en renfort ont répliqué par un feu nourri.

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Des responsables affirment que le calme est revenu au cours de la nuit dans la prison Kerobokan de Bali . Mais la situation reste fragile et on ignore notamment si les gardiens ont repris le contrôle du site, du moins partiellement, car les autorités ont l'air de continuer à négocier, signe que l'affaire n'est pas réglée.

A l'extérieur stationnent des dizaines de policiers lourdement armés ainsi que des canons à eau. Dans l'incertitude de ce qui se passe à l'intérieur, les familles font passer de la nourriture aux prisonniers.

En tout cas les détenus étrangers n'ont pas souhaité être transférés dans d'autres établissements pénitentiaires. Ceux qui, dans un premier temps, avaient été évacués ont exprimé leur volonté de retourner à Kerobokan. Ils sont une soixantaine, en tout, principalement condamnés pour des affaires liées à la drogue.

Le directeur de la prison et le chef de la sécurité ont été suspendu de leur fonction. Le patron de la police de Bali a été viré.

La prison de Kerobokan est située à quelques kilomètres des plages touristiques de Bali. Elle accueille 1 105 prisonniers. C'est trois fois plus que le nombre de détenus qu'elle peut accueillir. Elle jouit d'une réputation épouvantable pour ses conditions d'incarcération et ses violences. C'est d'ailleurs un conflit entre deux gangs rivaux qui aurait mis le feu aux poudres mardi.

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