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Japon

Japon: le suicide comme empreinte de l’après-Fukushima

Débris des réacteurs endommagés n° 3 et 4 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le 16 mars 2011.
Débris des réacteurs endommagés n° 3 et 4 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le 16 mars 2011. AFP/Tepco

Il y a un an, le nord-est du Japon sombrait dans un indescriptible chaos. Un séisme doublé d’un tsunami qui auront fait plus de 19 000 morts et provoqué la plus grave catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl, celle de Fukushima. De quoi ébranler la société japonaise toute entière, à tel point que le pays a connu l'an passé une hausse spectaculaire du nombre de suicides.

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Avec notre envoyé spécial à Ishinomaki, Frédéric Charles

L’accident nucléaire de Fukushima n’a causé aucun mort. Mais depuis le tsunami, le stress dû à la perte de proches, à l’absence de toute perspective d’avenir, la promiscuité dans des habitations temporaires, le chômage, poussent au suicide des survivants de la vague géante des réfugiés du nucléaire.

Ce sont surtout des hommes jeunes – dans la trentaine – des personnes très âgées, qui mettent fin à leurs jours. « Un sentiment d’anxiété s’est répandu dans toute la société japonaise depuis la catastrophe », observe un responsable du gouvernement japonais.

Dans les zones sinistrées, la région proche de la centrale de Fukushima, il y a très peu de psychologues capables de venir en aide aux personnes les plus angoissées. On trouve quelques moines dans des temples, pour apporter un minimum de soutien moral.

Pour certains, l’alcool aide à rendre moins douloureuse sa solitude. Enfin, jusqu’à un certain point.

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