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Chine / France

La Chine, «une priorité» pour le nouveau gouvernement français

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, rencontre son homologue chinois Ynag Jiechi, à Pékin, le 9 juillet 2012.
Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, rencontre son homologue chinois Ynag Jiechi, à Pékin, le 9 juillet 2012. REUTERS/Ng Han Guan/Pool

Après le Japon, Laurent Fabius est arrivé en Chine ce lundi 9 juillet. Cette première visite officielle depuis le changement de gouvernement en France est destinée à faire connaissance et « établir un bon dialogue » avec les autorités chinoises, a indiqué le ministre français des Affaires étrangères dans une interview accordée à l’agence de presse Chine nouvelle. Laurent Fabius considère désormais la relation franco-chinoise comme « une priorité du nouveau gouvernement français ».

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De notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Une priorité et une « nouvelle ambition » pour la relation entre Paris et Pékin. Cette visite est la première vraie prise de contact avec les dirigeants chinois après la courte entrevue mexicaine de Los Cabos entre François Hollande et Hu Jintao, le 18 juin dernier au G20.

Laurent Fabius voulait marquer le coup., c’est donc chose faite : l’interview accordée à l’agence Xinhua est en effet reprise par de nombreux journaux, ce lundi, et aura probablement un écho positif chez ses interlocuteurs.

Etablir la confiance

Les dirigeants chinois aiment prendre leur temps pour juger une nouvelle relation. Il s’agit donc, avant tout, de faire de connaissance et d’établir la confiance. A la faveur de la crise, l’axe mondial a basculé vers l’Asie. Comme Obama en novembre dernier, Laurent Fabius fait savoir à Pékin que les relations franco-chinoises sont une « priorité » pour Paris.

« La Chine, par sa taille, et en raison même de ses succès, a indiqué le ministre français, a un rôle central à jouer dans la promotion d’un nouvel équilibre et d’une nouvelle stabilité internationale. »

Le ministre français a par ailleurs rappelé que la montée en puissance de la Chine, et des pays émergents en général, ne fait pas peur à la France, bien au contraire, dès l’instant où elle s’inscrit dans un « monde multipolaire » équilibré.

Relations économiques déséquilibrées

Le chef de la diplomatie française est accompagné pour cette visite de son directeur adjoint de cabinet, Alexandre Ziegler, ancien conseiller de l’ambassade de France à Pékin.

L’occasion également de rappeler la dimension culturelle et universitaire de la relation entre les deux pays. Mardi matin, Laurent Fabius devrait répondre aux questions des étudiants de l’université aéronautique de Pékin. Une manière aussi de mettre l’accent sur la coopération en matière d’aéronautique et de nucléaire civil notamment.

Pour la relation franco-chinoise, « le changement, c’est maintenant ». Mais en réalité, Laurent Fabius est confronté aux mêmes difficultés que son prédécesseur. L’objectif est en effet de redresser « une relation économique déséquilibrée », marquée par un déficit commercial de 27 milliards d’euros enregistré par la France en 2011.

Enfin, sur les grands enjeux internationaux, selon la télévision de Hong Kong Phoenix TV, le ministre français devrait aborder le dossier syrien à l’occasion de cette visite.

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