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Japon/Nucléaire

Fukushima: un nouveau rapport fustige l'aveuglement des autorités japonaises et de Tepco

Le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda tient le rapport final de l’enquête sur la cause de la crise nucléaire de Fukushima, à Tokyo, le 23 juillet 2012.
Le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda tient le rapport final de l’enquête sur la cause de la crise nucléaire de Fukushima, à Tokyo, le 23 juillet 2012.

Un nouveau rapport officiel sur la catastrophe de Fukushima pointe la responsabilité des autorités japonaises et la compagnie d'électricité Tepco. Selon ce rapport, commandé par le gouvernement lui-même à un comité de chercheurs, ingénieurs, juristes ou encore journalistes, les autorités tout comme Tepco ont ignoré le danger lié à l'énergie nucléaire, ce qui a rendu possible l'accident dans la centrale en mars 2011. Le rapport critique par ailleurs les interventions directes du Premier ministre, Naoto Kan, et de son équipe, dans la gestion opérationnelle de l'accident.

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

« Pendant plus de six heures, après que le tsunami eut balayé la centrale de Fukushima, noyant ses instruments de contrôle, plongeant dans une obscurité totale ses installations, les opérations de refroidissement du réacteur numéro 3 furent suspendues, car les employés n’étaient pas assez formés pour injecter manuellement du liquide de refroidissement. Et ils ont été incapables d’envisager un autre moyen de prévenir la surchauffe, puis l’entrée en fusion du cœur du réacteur numéro 3 ».

Telle est l’une des conclusions de ce rapport. Si le personnel avait su intervenir vite, très vite, sans oublier aucun détail, la fonte des cœurs de trois des réacteurs aurait pu être évitée.

Le gouvernement cherche à faire porter la responsabilité de l’accident sur Tepco, l’opérateur. Il oublie qu’il s’est toujours gardé de surveiller les activités de Tepco, car seul l’opérateur disposait des connaissances nécessaires dans le domaine nucléaire, et qu’il s’est toujours gardé, lui, de les partager avec des autorités de surveillance, ignorant tout ou presque, du fonctionnement d’une centrale nucléaire.

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