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Philippines

Les églises et les écoles de Manille comme refuge aux victimes des inondations

Une jeune fille dans ses bras, sa petite soeur, a trouvé refuge dans une école à Manille le 8 août 2012.
Une jeune fille dans ses bras, sa petite soeur, a trouvé refuge dans une école à Manille le 8 août 2012. REUTERS/Cheryl Ravelo

Les opérations d’évacuation se poursuivent dans plusieurs quartiers de Manille et dans plusieurs villes de province des Philippines, à la suite des inondations persistantes. Selon le gouvernement, plus d’un million de personnes a été affecté par les fortes pluies de mousson de ces derniers jours. Des précipitations qui ont fait 20 morts à Manille, et qui ont noyé la moitié de la capitale de cet archipel, poussant ses habitants à vivre dans des conditions précaires. Reportage.

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Avec notre correspondant à Manille, Gabriel Kahn

La plupart des quartiers de Manille ont souffert des inondations. Ici, à Pasig, le niveau du lac Laguna de Bay a soudainement monté, mardi dernier, inondant des quartiers entiers jusqu’au toit. De fortes pluies sont encore tombées cette nuit et des centaines de personnes ont trouvé refuge dans les églises ou les écoles.

Dans celles-ci, 200 personnes sont accueillies dans le préau. Les bancs de l’église ont été disposés en autant de carrés à l’intérieur desquels les familles, allongées à même le sol ou sur des cartons, ont le confort d’une illusoire intimité. Les plus jeunes enfants dorment dans des hamacs improvisés avec des draps et des cordes. Les animaux domestiques partagent les lieux attachés aux pieds des bancs.

La plupart de ces déplacés sont arrivés ici mardi dernier, comme Jina, son mari et ses six enfants : « L’eau est montée tout d’un coup. Nous nous sommes enfuis sans avoir le temps de rien emporter avec nous. Notre maison est noyée jusqu’au toit et il est impossible d’y retourner. Nous manquons de nourriture, d’habits, de matelas ».

Les inondations s’étendent jusqu’au pied de cette église de Pasig. Tous les habitants n’ont pas abandonné leurs maisons. Ils ont mis leurs bien sur les armoires et sur la table de la salle manger, et continuent de travailler, avec l’eau jusqu’aux cuisses. Des enfants jouent dans cette eau. Mais une immense lassitude se lit sur le visage des adultes, épuisés par trois jours d’inondations et qui réalisent, entre deux averses, qu’ils ont tout perdu.

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