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Chine

Chine: Gu Kailai échappe à la peine de mort

Gu Kailai lors de son procès le 9 août 2012.
Gu Kailai lors de son procès le 9 août 2012. REUTERS/CCTV

L’épouse du célèbre politicien chinois Bo Xilai a été condamnée ce lundi 20 août à la peine capitale avec sursis par le tribunal de Hefei, pour le meurtre de Neil Heywood, un homme d’affaires britannique. Dans le système judiciaire chinois, Gu Kailai devrait donc voir sa peine commuée en prison à vie. Une sentence atténuée qui était plutôt attendue.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

La justice chinoise a été une fois de plus ponctuelle et curieusement transparente dans ce procès. À 9 h ce lundi matin, comme annoncé, les juges de Hefei ont prononcé le verdict : peine de mort avec deux ans de sursis, une sentence attendue par la plupart des commentateurs, ici, depuis l’audience du 9 août dernier. Gu Kailai avait alors reconnu avoir empoisonné le consultant britannique Neil Heywood.

Mais ce dernier portait, selon le chef d’accusation, une part de responsabilité puisqu’il aurait menacé par écrit le fils de la famille Bo, alors étudiant à l’étranger.

Les troubles mentaux de la condamnée

L’agence Chine Nouvelle ajoute, ce lundi, que cette modération de peine est liée aussi aux « troubles mentaux » dont souffre la condamnée, ainsi qu’à sa « collaboration exemplaire » à l’enquête.

On espère que ce verdict fera jurisprudence pour la disparition de la peine de mort en Chine, affirment ce matin sans trop y croire les défenseurs des droits de l’homme.

Zhang Xiaoju, le domestique de Gu Kailai, a lui été reconnu coupable de complicité et condamné à 9 ans de prison.

Quatre responsables policiers mêlés à cette affaire ont également été condamnés à des peines de 5 à 11 ans de prison. Ce qui prouve d’ailleurs, dans le même temps, le niveau de corruption atteint chez certains fonctionnaires de police.

Prélude à une autre condamnation

Ces quatre officiers sont en effet accusés d’avoir travestis les éléments de preuve afin de couvrir le crime survenu dans un hôtel de la ville de Chongqing (sud-ouest). La mégalopole où justement le mari de la condamnée était secrétaire général du Parti communiste.

Ce verdit est donc probablement le prélude à la condamnation officielle de Bo Xilai dans les semaines qui viennent. Le PC chinois étant pressé de faire le ménage avant l’ouverture du 18e congrès annoncé pour octobre.

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