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Malaisie

Malaisie: scrutin très serré en perspective

Une électrice malaisienne qui a participé à un vote anticipé montre son doigt marqué à l'encre.
Une électrice malaisienne qui a participé à un vote anticipé montre son doigt marqué à l'encre. REUTERS/Bazuki Muhammad

Les Malaisiens sont appelés aux urnes, ce dimanche 5 mai. Pour la première fois depuis l’indépendance, une alternance est envisageable. En 2008, le Barisan Nasional, au pouvoir depuis 56 ans, avait déjà reculé face à la coalition de l’opposition, le Pakatan Rakyat, perdant sa majorité des deux tiers à l’Assemblée. Entre dégoût général de la corruption et opposition unie, ces élections législatives pourraient marquer la fin d'un demi-siècle de règne quasi-absolu du parti au pouvoir.

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Avec notre envoyée spéciale à Kuala Lumpur, Carrie Nooten

Un homme a joué un rôle-clé dans cette campagne : c’est le chef de l’opposition lui-même, Anwar Ibrahim. Les derniers sondages sont formels : ces dix derniers jours de campagne ont fait monter en flèche sa côte de popularité. À présent, elle dépasse même celle du pourtant apprécié Premier ministre, Najib Razak. Si sa coalition remporte les élections, cette légende politique pourrait bien être le prochain Premier ministre.

Anwar Ibrahim : du gouvernement à l'opposition

Anwar Ibrahim revient de loin. Figure brillante du parti au pouvoir dans les années 1980 et 1990, plusieurs fois ministre, Anwar Ibrahim dénonce la corruption rampante au gouvernement et le quitte en 1998. Il est alors accusé lui-même de corruption et frappé d’interdiction de participation à la vie politique en son nom propre.

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Anwar Ibrahim, leader de la coalition de l’opposition, le Pakatan Rakyat, samedi 4 mai à l’issue d’un meeting à Seberang Java. REUTERS/Samsul Said

Puis il est sali dans un scandale : on le soupçonnait d’actes intimes homosexuels, des faits lourdement punis en Malaisie, où l’islam est religion d’Etat.

Même s’il a été blanchi et libéré en janvier 2012, les analystes restaient sceptiques sur l’effet de son retour en politique. Mais le magazine Time avait raison, en le repérant en 2009 comme l’un des plus brillants hommes politiques d’Asie du Sud-Est.

 La corruption, enjeu central du scrutin

En participant pour la première fois à un scrutin en son nom propre cette année, Anwar Ibrahim vient de parcourir le pays de long en large, en expliquant inlassablement que la Malaisie ne courrait pas à sa perte en cas d’alternance. « Nous avons gouverné cinq provinces ces cinq dernières années. C’est faux de dire que nous sommes fragiles ! Il est surtout temps de dire : Allez ! Nous devons mettre fin au racisme, au sectarisme religieux et à la corruption ! ».

Si le Pakatan Rakyat l’emporte, il devrait logiquement être choisi pour être Premier ministre. Si le Pakatan Rakyat échoue, ce qui est possible étant donné le mode de scrutin, il a déjà annoncé qu’il continuerait à soutenir l’opposition, mais se retirerait du devant de la scène.

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