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Malaisie

Elections en Malaisie: l'opposition parviendra-t-elle à mobiliser ses partisans après la défaite?

L'opposant Anwar Ibrahim parviendra-t-il à rassembler les Malaisiens comme ce 12 janvier 2013 au stade de Kuala Lampur ?
L'opposant Anwar Ibrahim parviendra-t-il à rassembler les Malaisiens comme ce 12 janvier 2013 au stade de Kuala Lampur ? SAEED KHAN / AFP

En Malaisie, trois jours après les élections qui ont reconduit le Barisan Nasional, au pouvoir depuis 56 ans, ceux qui contestent la légitimité du scrutin continuent à faire entendre leur voix. Le leader du Pakatan Rayak, Anwar Ibrahim, parti battu aux législatives tout en recueillant un peu plus de 50 % des votes, a appelé les Malaisiens à se rassembler ce soir, mercredi 8 mai, dans un stade en bordure de la capitale. Une manifestation que la police a d’ores et déjà déclarée illégale et interdite.

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Avec notre envoyée spéciale à Kuala Lumpur, Carrie Nooten

La tension monte en Malaisie. L'opposition souhaite mobiliser ses troupes pour contester les résultats des élections législatives de dimanche, mais le chef de la police a annoncé, ce mercredi matin, que tout rassemblement serait illégal, car qu'aucune autorisation n’a été demandée par Pakatan Rayak et son leader.

Depuis l’an dernier, la loi sur les assemblées pacifiques de 2012, décriée par les associations de droits de l’homme, oblige en effet à déclarer les rassemblements.

L'opposition maintient le rassemblement

Dans le camp de l’opposition, on explique qu’on est en train de négocier pour obtenir le feu vert d’ici ce soir. « Nous avons choisi un stade pour permettre à nos sympathisants de se rassembler afin qu'il (Anwar Ibrahim, ndlr) puisse expliquer les irrégularités de cette élection et indiquer ce qu'il compte faire », a déclaré Tian Chua, vice-président du Pakatan Rayak (PR, Pacte populaire). « Malgré l'interdiction de la police, le rassemblement aura lieu. Anwar sera là », a-t-il ajouté.

Reste que cette interdiction pourrait faire peur aux plus hésitants. Depuis hier, de nombreux messages intimidants circulent sur les médias sociaux. Et si les internautes les plus bravaches ne s’y trompent pas et ne se découragent pas, le reste des Malaisiens est extrêmement prudent et demeure influençable. Les gens de classe moyenne notamment, qui ont voté contre le Barisan Nasional, souvent pour la première fois, ne savent pas trop s’ils sont prêts à rejoindre Anwar Ibrahim au stade ce soir.

Facteur météorologique

Sans oublier le facteur météorologique : depuis le début du mois, des pluies tropicales s’abattent sur Kuala Lumpur tous les soirs.

Mais sur internet la mobilisation reste forte. Beaucoup, dont de nombreux jeunes, sont bien décidés à ne pas laisser mourir la démocratie, disent-ils, à ne pas se faire voler « leurs » élections, et encore moins sous la menace.

Reste qu’il faut se rappeler qu’à chaque provocation des autorités ces derniers mois, les manifestants sont deux fois plus nombreux.

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