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Sri Lanka/Commonwealth

Le sommet du Commonwealth vire au cauchemar pour le président sri lankais

Le Président du Sri Lanka Mahinda Rajapaksé lors d'une conférence de presse en amont du sommet du Commonwealth à Colombo, le 14 novembre 2013.
Le Président du Sri Lanka Mahinda Rajapaksé lors d'une conférence de presse en amont du sommet du Commonwealth à Colombo, le 14 novembre 2013. EUTERS/Dinuka Liyanawatte

A Colombo, au Sri Lanka, débute dans quelques heures le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Commonwealth. Au programme : des questions économiques, sociales et politiques intéressant les 53 pays, pour la plupart d’anciennes colonies britanniques. Le chef de l’Etat Sri Lankais avait aussi indiqué qu’il était impatient de montrer la « formidable transformation » du pays après les dizaines d’année d’une guerre civile qui s’est terminée il y a quatre ans. Mais avant même d’avoir commencé, le sommet est en train de se transformer en véritable cauchemar pour le président Mahinda Rajapakse.

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Tout a commencé avec la décision du Canada de ne pas se rendre au sommet, pour protester contre le refus du Sri Lanka d’autoriser une enquête internationale sur les derniers jours de la guerre civile, pendant lesquels 40 000 civils auraient été tués selon les Nations unies. Boycott aussi de l’Inde, puis de l’Île Maurice, mardi 12 novembre. Mais pas de la Grande Bretagne. Au contraire, le Premier ministre britannique, David Cameron, a estimé que cette réunion serait l’occasion pour lui d’avoir une « conversation sérieuse » avec le président Sri Lankais sur les responsabilités de chacun.

Le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, a d'ailleurs demandé mercredi à Colombo d'enquêter sur les accusations selon lesquelles des centaines d'hommes et de femmes auraient été victimes de sévices sexuels perpétrés par les forces de l'ordre sri-lankaises pendant et après les derniers combats en 2009.

Manifestation tamoule interdite

Côté sri-lankais, le président Rajapakse a estimé que le sommet du Commonwealth n’était pas « un forum pour rendre un jugement sur les problèmes des autres », et a assuré n'avoir « rien à cacher ». Mais mercredi, l'armée a empêché des centaines de manifestants tamouls venus du nord d'entrer dans la capitale, et des journalistes d'aller enquêter au nord.

A Jaffna, des centaines de Tamouls manifestent depuis mardi pour demander le départ de militaires toujours sur place, quatre ans après la fin de la guerre. Ils ne comptent pas s’arrêter avant la venue de David Cameron, qui a prévu de passer par la capitale tamoule au Nord du pays pendant le sommet.

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