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Chine

Chine: une prime de 60000 euros pour dénoncer les «terroristes»

Un barrage de police dans la province du Xinjiang, où les autonomistes ouïghours sont régulièrement accusés d'attentats.
Un barrage de police dans la province du Xinjiang, où les autonomistes ouïghours sont régulièrement accusés d'attentats. AFP PHOTO / PHILIPPE LOPEZ

La police de la ville de Foshan, dans le sud de la Chine, a annoncé qu'elle offrirait jusqu’à 60 000 euros à toute personne susceptible de donner des informations sur des « activités terroristes suspectes ». L’annonce intervient après une attaque qui a fait 22 morts le mois dernier dans l’ouest du pays.

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Officiellement, il s’agit d’un « appel à la vigilance » des citoyens de Foshan. Dans les faits, la police de la ville s’apprête à récompenser contre de l’argent toute information sur de présumés terroristes. Selon la radio nationale chinoise, le bureau de la sécurité publique pourra être contacté par téléphone, par courrier ou par e-mail. Une échelle des récompenses allant de 20 000 à 500 000 yuans (soit de 2500 à 60 000 euros) a été établie en fonction de la pertinence des informations.

36 millions d'euros

Ce n’est pas la première fois que ce genre de primes est proposé par les autorités chinoises. Mais jusqu’à présent, ce système était surtout cantonné au Xinjiang, la région autonome musulmane de l’ouest de la Chine. L’été dernier, l’agence Chine Nouvelle a ainsi annoncé l’ouverture d’un budget de 300 millions de yuans (36 millions d’euros) pour récompenser les résidents du Xinjiang qui contribuent à la « chasse aux terroristes ».

Sont visés ceux que Pékin qualifie de « séparatistes » : les autonomistes ouïghours – ou présumés tels – accusés d’attentats au Xinjiang, mais aussi d’attaques au couteau dans plusieurs gares du pays (dont celle de Kunming, la capitale de la province du Yunnan, ou celle de Canton en mai dernier).

Cette annonce de la police de Foshan, ville voisine de la capitale du Guangdong, intervient deux jours après la condamnation à la prison de 22 émeutiers ouïghours accusés de perturber l’ordre public, de viol ou de prédication illégale.

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