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Thaïlande

La Thaïlande ne veut plus être «une usine à fabriquer des bébés»

En août dernier, l'histoire d'un bébé trisomique délaissé par une famille autralienne avait attiré l'attention du monde sur le business de la gestation pour autrui en Thaïlande.
En août dernier, l'histoire d'un bébé trisomique délaissé par une famille autralienne avait attiré l'attention du monde sur le business de la gestation pour autrui en Thaïlande. REUTERS/Damir Sagolj

En Thaïlande, un projet de loi interdisant la gestation pour autrui dans un cadre commercial a été voté par l’Assemblée nationale en première lecture. Ce vote intervient après une série de scandales ces derniers mois autour de mères porteuses dans le pays.

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Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus

Jusqu’à dix ans de prison et 5 000 euros d’amende, c’est la peine qui sera infligée à tous ceux qui seront condamnés dans le cadre d’une opération commerciale de gestation pour autrui. Seules seront désormais acceptées les gestations pour autrui au sein d’une même famille ou d’un groupe d’amis, mais aucun versement d’argent ne sera permis. Et dans tous les cas, un contrat légal devra être établi, lequel énoncera que la mère porteuse devra remettre l’enfant au couple demandeur.

Ce vote intervient après une série de scandales en Thaïlande ces derniers mois. En août, une mère porteuse thaïlandaise avait mis au monde deux jumeaux, un garçon et une fille, pour un couple australien qui l’avait engagée par le truchement d’une agence. Le couple avait pris la fille, en bonne santé, mais a été accusé d’abandonner le garçon, atteint de trisomie.

Dans un autre cas, un Japonais a engendré au moins seize bébés grâce à des mères porteuses. Juste après le vote, un parlementaire a résumé son sentiment : « Il ne faut plus que les étrangers croient que la Thaïlande est une usine à fabriquer des bébés. »

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